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Combien y a t’il d’artistes professionnels en France ?

22 décembre 2010 24 commentaires

artistes de France

Est considéré comme artiste plasticien professionnel, d’un point de vu légal, celui qui est identifié à La Maison des Artistes.

Les chiffres qui suivent tiennent à la fois compte des artistes assujettis et des affiliés, ainsi que de la région de ces artistes. Pour mémoire :

Assujetti : Qui cotise à La Maison des Artistes du fait de la perception de revenus artistiques mais sans permettre le bénéfice d’une couverture sociale. Les artistes dans ce cas peuvent dépendre du régime de sécurité sociale d’une autre activité ou de la sécurité sociale d’un parent.  S’ils répondent à certains minima sociaux, ils peuvent demander à bénéficier de la Couverture Maladie Universelle (CMU).

Affilié : Qui cotise à La Maison des Artistes et bénéficie de la couverture sociale du régime. L’affiliation est automatique pour les artistes déclarant un bénéfice artistique au-dessus du seuil d’affiliation (6 864€ en 2009).

LES CHIFFRES SÉCURITÉ SOCIALE DE LA MAISON DES ARTISTES
au 31.12.2009
Affiliés cotisants 23420
Assujettis cotisants 25116
Total 48536
Alsace 1288
Antilles-Guyane-Réunion 147
Aquitaine 2067
Auvergne 523
Bourgogne 842
Bretagne 1794
Centre 1324
Champagne-Ardenne 325
Corse 112
Franche-Comté 424
Ile-de-France 23682
Languedoc-Roussillon 1997
Limousin 292
Lorraine 389
Midi-Pyrénées 1817
Nord-Pas-de-Calais 1075
Basse-Normandie 829
Haute-Normandie 572
Pays de la Loire 1683
Picardie 512
Poitou-Charentes 851
PACA 2714
Rhône-Alpes 3277

24 Commentaires »

  • Jean Grisot dit :

    Bonjour,
    Pour donner un écho au discours de M.Pierre Risch, dont j’apprécie bien la prose, le problème(aussi) vient du fait d’un nombre de plus en plus croissant de personnes se disant “artiste” (c’est très tendance)qui monopolisent les lieux d’expositions publics en province. Le personnel des mairies s’occupant de la culture n’est pas vraiment qualifié pour juger des dossiers d’artistes. En général, les lieux d’exposition sont attribués aux amis d’amis ou aux “coup de cœur”…Il est donc de plus en plus difficile pour un artiste professionnel de trouver des lieux pour montrer son travail.Beaucoup de confrères le déplorent.
    Mais les édiles en général surtout dans de petites villes de province considèrent ces problèmes culturels sans intérêt.
    A quand des Elus un peu cultivés?

  • guieu dit :

    QUESTION : Y A T’IL DES PEINTRES DU 19eme SIECLE
    QUI ONT VENDUS DES TABLEAUX SANS ETRE DECLARES ?

    SI OUI , ON PEUT AUSSI LE FAIRE , JE CROIS ?

  • MARIPA dit :

    Bonjour, pouvez-vous me donner s’il vous plaît le chiffre actuel du nombre de femmes artistes inscrites à la MDA en France et en Corse?
    En vous remerciant, Maripa N° MDA H114351.

  • sandrea dit :

    bonsoir,

    je ne comprends pas tout… j’aimerai m’inscrire à la MDA, mais faute de ne pas vendre, je suis obligée de travailler à mi-temps. Lorsque je ne bosse pas, je touche le chômage, si je m’inscrit à la MDA, est ce que je garderai mon chômage si je ne travaille plus? Car, je m’étais inscrite une fois à l’URSSAF pour avoir 1 n° de SIRET et ainsi pouvoir faire des salons et expos intéressantes, au bout d’un an, mon chômage était réduit à 150 euros !!!!! quelle a été ma surprise, car je ne vends pas assez pour me contenter de 150 euros/mois..
    Alors comment faire ????
    Merci d’avance pour vos réponses

  • « L’Unité du Réel », une éthique de la création artistique dit :

    [...] Maison des Artistes, Combien y a-t-il d’artistes professionnels en France ? http://www.lamaisondesartistes.fr/site/combien-y-a-til-dartistes-professionnels-en-france/, Décembre [...]

  • Claire dit :

    Bonjour,

    très étrange… ceux là même qui jettent leur venins sur les non professionnels à 100% disent avoir pendant une longue période vécu de petits boulots (ce qui est fort honorable) mais n’étaient-ils donc pas de fait, à cette époque, justement dans le lot des gens qu’ils prennent de haut. Je ne doute pas qu’ils aient mérité leur place au maigre soleil, mais précisément il faut du temps.
    ALLEZ BON COURAGE A TOUS

  • riffis dit :

    CE QUI FAIT QU’ON EST peintre c’est qu’on peint, en quète obstinée d’une vie qui s’imprimerait dans la matière .Ce n’est certainement pas d’être affilié à la maison des artistes,ou de vendre.Pour ma part j’ai 50 ans et 30 ans de peinture derrière moi et je ne m’en lasse pas.J’ai vendu dans ma vie une trentaine de oeuvres .EST-ce que si j’en avais vendu deux cent cinquante cela aurait été la preuve d’une qualité plus professionnelle de mon travail? ABSOLUMENT ABSURDE !!!!!!

  • licorne dit :

    En lisant tout ces commentaires, deux choses me venaient à l’esprit :
    A ) professionnels, amateurs… Oui il faut faire la distinction, mais les critères de différenciation sont ils les plus pertinents ? Basés sur le temps et l’argent, est ce la bonne aune pour juger du travail. Et j’en viens à regretter le temps des Guildes flamandes du XIV et XV° siècles. Pour entrer à la Guilde il fallait être coopté, être jugé sur des critères techniques et artistiques (connaissance du métier) et on s’engageait dans une règle précise déontologique du métier… Qu’est ce qui fait le médecin, le notaire, l’avocat ? Le temps qu’il y passe, l’argent qu’il gagne, ou la connaissance de son métier et le serment qu’il prononce…Il faudrait trouver un moyen de réactualiser ces principes. Aujourd’hui est artiste celui qui le proclame et vend (est-ce des critères sérieux ?)
    B ) la situation se détériore beaucoup. J’ai 32 ans de peinture professionnelle exclusive (aucun autre métier) derrière moi. J’ai mis 17 ans à gagner ma vie (c’est sans doute normal) pendant lesquels ma femme m’a fait vivre. Cela fait donc 15 ans (32-17) où j’ai vécu de ma peinture. Exposé dans 7 pays, des tableaux dans 15 pays. Mais alors que quand j’étais jeune, il y avait des espaces de liberté, il n’existe plus aujourd’hui que deux solutions pour vivre de sa peinture: le commercial du champ de lavande au kilomètre ou l’institutionnel de l’art contemporain financier. Ne faisant partie d’aucune des deux chapelles, me voici au bout du chemin. A 57 ans, avec encore deux enfants à charge, après 32 ans de peinture, et quand même une œuvre je pense, je suis obligé d’aller chercher un boulot de complément pour croûter. Constat douloureux. Avez vous essayé de trouver du boulot à 57 ans en n’ayant fait que peindre… ? Constat du statut de l’art et de l’artiste en France.

  • Mira dit :

    Mais pensez vous être le seul à avoir vécu cette vie d’artiste donc de galère?
    Comment ne pouvez vous pas alors comprendre ceux qui créent et pourtant doivent aussi se lever pour bosser en usine ou dans des bureaux?
    N’est-ce pas votre cas aussi dans votre parcours lorsque vous racontez tout les boulots annexes à votre travail de peintre?Dans vos plus jeunes années et peut être encore aujourd’hui?

    Le plus important pour moi reste de voir les tableaux,avant de proclamer que ceux qui peignent(oserais-je écrire “peintres”)et que je n’ai jamais rencontré sont a classer dans les “amateurs”.

    D’autant que vous devez penser comme moi que bien des amateurs sont dans une démarche parfois plus professionnelle que certains “pros” qui donnent dans l’amateurisme et l’ignorent.

    Ne jamais demander d’aides ou de subventions (lorsqu’elles existent et pour combien de temps encore),pourquoi pas, mais alors admettez que vous les laissez aux “autres”(les copains des copains).

    Henri Rousseau était il peintre ou douanier?

  • RISCH Pierre dit :

    En réponse a ceux qui se posent des questions a mon égard et qui m’attaquent nommément:
    Pour devenir artiste professionnel, c’est très simple: faites comme moi.
    Vous commencez par lutter contre l’avis de vos parents et de toute la famille, qui de toutes façons n’aurait pas pu vous aider!
    Vous partez de chez vous a 14 ans pour travailler et assurer votre pitance. Tout en déchargeant des camions aux halles, en faisant la plonge dans des restaurants, vous êtes employé ou ouvrier etc, Vous passez le concours de l’école des Arts Décoratifs. (jusque là tout est normal!) Ensuite vous faites votre service militaire. Au retour,vous reprenez tous les petits boulots qui vous assurent une survie, a vous à votre femme et à vos 2 enfants. De préférence de nuit pour pouvoir peindre le jour et suivre en même temps les cours du soir de la ville de Paris.
    (A ce stade ne perdez pas le moral, vous êtes sur la bonne voie.)
    Ensuite vous vous perfectionnez en travaillant avec des Maîtres en apprenant la lithographie, la gravure, la sérigraphie.
    (Le mieux est dormir entre 2-4 heures sinon on perd son temps)
    Alors que l’aquarelle et le pastel ont disparu du territoire Français,
    vous en faites et surtout développez ces deux techniques en inventant de nouveaux procédés qui son repris aujourd’hui par le monde entier.
    A l’age de 30 ans vous n’avez toujours pas commencé a gagner votre vie avec la peinture, mais on trouve cela normal, tout va bien. N’est pas artiste ou créateur qui veut…On n’a toujours pas d’atelier car la ville de Paris vous répond qu’elle n’est pas sure d’être payée, donc on travaille où on peut, dans la rue, dans les cafés, au tribunal etc. Donc le mieux pour avoir un atelier, c’est de travailler pour se le payer. On travaille le plus possible, ça ne tombe pas tout seul, certains appellent ça de la chance!!!
    (vous suivez toujours? cela devient intéressant…) Ces quelques années de formation vous autorisent à participer aux salons pour voir comment on tient a coté des vrais pros et des amateurs d’art.
    Le mieux est d’avoir sa propre personnalité, de ne jamais faire aucune concession tout au long de sa vie. Surtout ne pas aller vers la facilité. Laisser cela a certains qui font ça mieux que vous de toutes façons. Ne surtout jamais demander de subventions ou d’aides. Elles sont pour les autres, les copains des copains. Et puis vous pourriez devoir quelque chose… ETHIQUE EST LE MAITRE MOT.
    Si en plus vous ne vous arrêtez jamais une seule fois en maladie et que vous ne coûtez rien a la sécu alors que vous avez défendu et payé la sécu, impôts et taxes diverses toute votre vie; défendu le Métier et la MDA pour que d’autres puissent exister depuis 1968; Peut être, peut être serez vous…un jour…peut être…

    PS: assez de temps perdu, je retourne au boulot.

  • admin dit :

    Une très grande majorité des artistes déclarés à la Maison des Artistes ont un autre travail et ne “vivent pas de leur art”. Est ce bien ou mal ? C’est comme ça.

  • graine d'artiste dit :

    oh comme j’aimerai être artiste à plein temps !

    mais je ne peux qu’aller travailler dans un bureau tous les jours sans être assez riche pour me lancer enfin dans ma vraie vie, ma vocation est vraiment la peinture.

    j’aimerai savoir comment les artistes comme RISCH Pierre ont fait pour commencer au début. quel a été leur premier atelier, payé comment? qui les a encouragés ou soutenu?

    je commence à croire qu’il faut être très chanceux et avoir de la fortune pour se permettre de vivre une telle vocation.

  • Mira dit :

    Oui merci Iglesis pour ton commentaire

    Moi je côtoie certains artistes professionnels et ne vivant que de leur activité qui se plaignent de leur précarité,sans sécu ect…je les comprends,puis un jour dans une exposition j’ai vu l’un d’eux qui avait même encadré sa feuille d’impôt pour montrer a tous qu’il ne gagnait pas suffisamment pour être imposable.
    Cela n’aurait rien de drôle si dans la même expo les œuvres qu’il vendait,c’était au “black”.
    Cherchez l’erreur.

  • IGLESIS Henri dit :

    Bonjour!
    Je suis artiste assujetti et je ne comprend pas les reproches de Risch se lançant dans une chasse aux sorcières!
    Je suis salarié je cotise de mon côté et à la rigueur j’accepte de reverser des charges sociales sur le produit de mes ventes qu’il faudrait le rappeler profite aux affiliés. maintenant travaillant pour nourrir une famille et si mes revenues Artistiques arrivaient à m’éviter d’aller travailler à l’usine tous les matin mon choix serait fait.Sur vos convictions sur l’amateurisme je me pose des questions
    Suis je Artiste,suis je née Artiste,suis je devenu Artiste qui peu en juger?
    Pour l’instant je fais,je montre et je prend du plaisir !
    On fait ce que l’on peut pas toujours ce que l’on veut!
    Amicalement Henri

  • Macha Volodina-winterstein dit :

    Pour répondre au premier commentaire,
    Je suis artiste à 100% de mon temps, j’exspose beaucoup, je produis, je vands peux , et je ne suis jamais paillée pour mes prestations publique. Je ne suis pas “occasionelle”, mais je ne suis que assujétie, faute des ventes suffisente. Je suis artiste au RSSA, je SUIS ARTISTE,et j’attends avec impatiance d^’etre enfin pailler pour mes nombreuses prestations publiques pour tout le travaille et pour mes droits d’auteurs égallement!
    (Pardon pour les fautes, je suis Russe)

  • ogosh dit :

    Merci de cette information qui peut aider certains artistes.

  • La Maison des Artistes dit :

    Réponse à Ogosh

    Une précision qui facilitera la compréhension entre assujetti et affilié : les assujettis qui n’ont pas de sécurité sociale par ailleurs peuvent demander l’affiliation dérogatoire.
    Cela implique que l’artiste paiera ses cotisations sur la base du seuil d’affiliation et non de ses bénéfices réels.
    Cette demande est examinée par la Commission professionnelle de La Maison des Artistes pour s’assurer que ce choix ne mettra pas en difficulté l’artiste.

    La Maison des Aritstes

  • ogosh dit :

    @ admin,

    merci de votre réponse.

    Il y a toujours à mon avis une grande confusion entre être affilié ou assujetti :

    en ce qui me concerne j’ai compris qu’être assujetti c’était être cotisant à la MDA (au taux minimum j’imagine ?) puisque percevant des revenus artistiques, mais ne bénéficiant pas de la couverture sociale de la MDA puisqu’ayant des revenus autres, supérieurs à leurs revenus artistiques et donc une autre couverture sociale (professeur par exemple qui par ailleurs expose ses œuvres, ou artiste qui est sous la couverture sociale de son conjoint).

    Je ne comprends pas votre remarque sur le seuil d’affiliation : on est affilié quand on a au moins 7200 € net de revenus artistiques donc, en dessous de 7200 euros net, on est quoi si on n’a pas d’autre couverture sociale que celle MDA ? on ne passe pas pour autant dans la case assujetti, pour les raisons ci-dessus, d’accord ? Donc oui on peut CONTINUER d’être affilié sans avoir d’autre revenus que ceux de son activité artistique et en dessous du seuil de 7200 € net ? ne serait-ce que pour continuer à avoir sa couverture sociale MDA, et surtout parce qu’un artiste qui a des hauts et des bas ne peut cesser d’être artiste parce qu’il n’a pas de revenus suffisants.

    Ceci dit, c’est loin de mon propos de faire porter à la MDA le chapeau de contrôleur, de contrôler les artistes percevant des revenus sans être affiliés ou assujettis, (je me demande comment ils font d’ailleurs…).
    A l’inverse, je connais pas mal d’artistes MDA qui ne savent pas s’ils sont affiliés ou assujettis, l’important étant d’être reconnus, en plus de la reconnaissance de leur travail, comme artistes dans un statut.
    MDA ça signifie quelque chose pour ça.

    D’accord en ce qui concerne effectivement le manque d’information/désinformation.
    Artiste-auteur c’est un STATUT social autant que salarié ou indépendant qui sont d’autres STATUTS sociaux, c’est bien de le savoir, et sous le régime général etc.
    Ce n’est pas faute de la MDA, à son niveau, qui souvent fait du lien social en informant le mieux qu’elle peut.

    Mais à un autre niveau, ce 0,2% d’artistes actifs sous informée sur ses droits, a pourtant la seule caisse d’assurance sociale éxédentaire dans le trou de la sécu des 90% autres actifs quand même…

    Voilà, je voulais dire que nous sommes peu, qu’il faut s’informer aussi entre nous, et même informer nos commanditaires, savoir qu’il y a plusieurs caisses d’assurances sociales et que la MDA est l’une d’elle et a même une association presque humanitaire. (je ne sais pas si l’Urssaf à une association :)

    Bonne continuation à tous et bon anniversaire MDA !

  • admin dit :

    Réponse à Ogosh

    Etre affilié ne signifie pas qu’un artiste vit uniquement de son art puisque le seuil d’affiliation est de 7 200€ nets !
    De plus, il est évident qu’au moins le double d’artistes devrait être déclaré à La Maison des Artistes et ne le sont pas par désinformation ou par adoption d’un statut non adapté à leur activité.

    Le travail de recensement et de contrôle est confié aux Urssaf et non à La Maison des Artistes qui ne dispose pas d’agents assermentés pour dresser des éventuels procès verbaux de redressement.

    La Maison des Artistes.

  • ogosh dit :

    Bonjour,

    je cherchais justement le nombre d’artistes affiliés MDA. Donc 23 400.
    Qui peut m’aider : si la France compte 25 millions d’actifs (salariés et non salariés) en 2010, dont
    23 millions de salariés (chiffres INSEE 2007, je n’ai pas trouvé autre chose dans l’immédiat) et environ 2 millions de non salariés (commerçants, artisans, agriculteurs, professions libérales), est ce que les pourcentages seraient :
    -> population active 100 :
    - salariés = 90 % de la population active
    - non salariés = 10 % de la population active
    - artistes (plasticiens affiliés MDA) = 0,1 % d la population active ???
    Pas beaucoup plus à l’Agessa je suppose. Donc les artistes-auteurs vivant uniquement des revenus de leur travail seraient 0,2% de la population ?
    Merci de votre réponse.

  • Dude dit :

    Bonjour,

    je suis d’accord avec ce qui a été précédemment dit, à une nuance près qui à mon sens doit tout de même être soulignée :

    N’oubliez pas que les jeunes artistes qui commencent (et qui ne sont pas tous des “auto-proclamés, arrogants et travaillant au noir”) sont forcément assujettis, et qu’il faut bien un début à tout, même à son propre métier, comme vous le dites justement.

    Chacun ne peut pas commencer avec un chiffre d’affaire défiant toute concurrence, même si beaucoup le voudraient… il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac.

    En tout cas, il est très clair qu’un distingo entre les “amateurs qui arrondissent leurs fin de mois en parallèle à un autre travail” et les “vrais plasticiens qui ne vivent – ou tendent à vivre uniquement de leur art” serait le bienvenu, et éviterai par la même de tirer la profession vers le bas, et les individus qui vont avec.

    Dans l’ensemble, on est effectivement relativement mal barrés… Imaginez ceux qui débarquent tout juste dans ce bazar.

  • RISCH Pierre dit :

    Eh oui, cela fait plus de 30 ans qu’on a vu venir cette civilisation des loisirs avec tous les méfaits qu’elle comporte. En premier lieu la négation de métier et de savoir faire remplacé par le “faire savoir”.
    On a fait disparaître le corporatisme d’un métier qui fait partie des arts majeurs et on en paye aujourd’hui le prix au comptant. A mon avis ce n’est qu’un début de fin programmée par nos roitelets gouvernants. Rien a attendre des institutions qui au contraire se gavent de subventions sous couvert d’associations loi 1901. En clair: je te donne, tu me donnes!
    Certains naïfs pensent que l’art est un marché marginal et qu’il ne draine pas de capitaux conséquents. Ils se trompent lourdement, le marché de l’art est un marché juteux qui se chiffre en milliards d’euros et qui fait vivre un nombre de gens considérable; le seul souci c’est que les vrais créateurs, eux, n’en voient pas la couleur. Nous, les peintres, les sculpteurs, sommes les premiers fautifs; nous avons laissé faire, en déléguant nos pouvoirs et en perdant notre liberté. Ceci est très important, car les vrais artistes sont les derniers remparts de la liberté individuelle.
    Seul le temps remettra les choses en place et nettoiera les pollutions subies par des générations de créateurs sacrifiés sur l’hôtel des vanités et des fausses valeurs.

  • tremsal garillon dit :

    quelques mots pour rebondir au texte de Pierre Risch qui à mon sens met en relief la vérité du problème qui se pose entre les artistes professionnels et la pratique amateur le plus souvent de loisir.
    Inutile de préciser qu’il ne s’agit pas de la même chose.
    La maison des artistes qui souhaite assujettir ou affiler (je ne sais plus) le plus grand nombre pour des raisons qui à mon sens ne servent pas l’art en général, ne défend pas ses membres avec de telles pratiques.
    la réalité du terrain prouve que tout et n’importe quoi, sans exigence et sans engagement se montre au public, non initié le plus souvent, et avec l’aval de ceux qui nous gouvernent.
    la maison des artistes serait-elle complice privilégiant le nombre au détriment de l’exigence d’une profession non reconnue.
    merci de votre écoute.

  • RISCH Pierre dit :

    Les artistes professionnels (que vous appelez affiliés, on ne sait trop pourquoi?)attendent toujours que la MDA fasse un distingo entre ceux qui ont choisi de vouer leur vie a l’art en en prenant tous les risques en pratiquant leur métier a temps complet, et les peintres occasionnels (que vous appelez assujettis)
    Je n’ai rien contre ceux qui débutent un METIER, au contraire je les encourage, mais aujourd’hui nous sommes envahis “d’artistes” auto-
    proclamés arrogants et travaillant au noir le plus souvent. La cotisation symbolique a la sécu n’existe que pour avoir la paix avec le fisc.
    Je note que 23420 professionnels recensés pour un pays de 65 millions
    d’habitants, c’est très peu.
    Que 25116 occasionnels cotisants pour le même pays, est un chiffre encore plus dérisoire au regard de tous ceux qui commercent. Ou sont donc passé les autres?
    J’ai proposé a la MDA il y a plusieurs années de donner une appellation d’Artiste d’Origine Contrôlée ( A O C )aux professionnels, cela me parait un minimum. Un médecin, un journaliste, un boulanger a une carte professionnelle. Il semble que pour nous, cela pose un gros problème…

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