2ème tour des Municipales 2026 – interviews des 3 candidat.es à la mairie de Paris


Dans le cadre des élections municipales de 2026, le Comité Professionnel des Galeries d’Art (CPGA) a pris l’initiative d’organiser, en partenariat avec La Maison des Artistes, le Syndicat National des Maisons de Ventes Volontaires (SYMEV) et Drouot, une série d’interviews avec les candidates et candidats à la mairie de Paris consacrés aux enjeux du monde de l’art et de la création dans la capitale.
Les échanges avec les candidates et candidats ont été structurés autour de plusieurs grandes thématiques : le rayonnement et l’attractivité internationale de Paris comme place du marché de l’art, les conditions économiques et d’exercice des professionnels, la place des artistes et les conditions de la création dans la capitale, ainsi que la diffusion de l’art contemporain dans les quartiers et le dialogue entre les acteurs du secteur et les pouvoirs publics.
Retrouvez ci-dessous les interviews avec les candidates et candidats présent.e.s au 2ème tour de cette élection : Sophia Chikirou, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, qui ont accepté de répondre à nos questions et de présenter leur vision et leurs propositions pour l’avenir du monde de l’art à Paris.
Leurs réponses sont présentées ici dans leur intégralité afin de permettre aux professionnels du secteur, comme au public, de prendre connaissance de leurs positions sur ces enjeux structurants pour la vie artistique, culturelle et économique de Paris.
Communiqué du Président de la Maison des Artistes
Paris, le 18 mars 2026 – La démarche de La Maison des Artistes et ses partenaires CPGA et SYMEV, consistant à proposer à tous les candidats à la mairie de Paris d’exprimer leur positions concernant les grands enjeux de la culture dans la capitale a été reprise et déformée outrageusement dans un communiqué récent du SNAP CGT.
Ce communiqué porte atteinte à notre probité, en ce qu’il détourne et masque la réalité des objectifs de ces interviews, et entretient une confusion néfaste et volontaire quant à leur cadre. Nous aurions pu choisir de ne pas répondre à cette agression, mais il nous faut cependant préciser certains points, alors que différents sujets d’inquiétude traversent la société.
Nous voulons ici exposer la démarche qui a présidé à ces interviewes afin de lever toute l’ambiguïté qu’induit ce communiqué.
- Les structures partenaires se sont mises d’accord pour atteindre l’objectif d’une information objective et égalitaire sur des sujets précis. C’est ainsi qu’il été proposé à tou.te.s les candidat.e.s d’être interviewé.es sur la base d’un questionnaire unique et identique. Cinq d’entre eux (Pierre-Yves Bournazel, Sophia Chikirou, Rachida Dati, Emmanuel Grégoire, Sarah Knafo) ont répondu. Or, le communiqué rendu public présente les faits de manière à faire croire que seule Sarah Knafo aurait été interrogée.
- Par souci d’équité dans le cadre des municipales et de rigueur intellectuelle, le format choisi a été celui d’un questionnaire, préalablement transmis à chacun.e.s des candidat.e.s. Il ne s’agissait donc pas d’un format de débat et, à ce titre, il n’était pas question d’apporter le contradictoire aux candidat.e.s, mais d’entendre leurs positions. En accusant nos organisations d’avoir mené un débat sans contradicteur sans préciser le contexte et le cadre voulu les organisations partenaires, le communiqué de SNAP CGT présente là encore une réalité tronquée de manière à indigner son lecteur et jeter l’opprobre sur ce projet.
- Par ce projet, La Maison des Artistes et ses partenaires ont entendu mener une double action positive et constructive :
- Permettre à tous les candidat.e.s de réfléchir aux enjeux auxquels sont confrontés les artistes des arts visuels et le marché de l’art, peu présents dans les programmes « officiels » des candidats ;
- Permettre aux artistes-auteur.ices de prendre connaissance des idées et programmes portés par tous les candidat.e.s sur différents sujets très précis qui les concernent directement ou indirectement dans leur vie professionnelle, et qui sont, notamment pour le secteur des arts visuels, trop souvent un « angle mort » des politiques.
C’est donc bien une optique de responsabilité et d’intérêt professionnel qui a présidé à cette action.
Les assertions et sous-entendus infamants qui sont contenus ou suggérés dans ce communiqué de presse sont totalement étrangers à la vision de La Maison Des Artistes résolument solidaire et républicaine. Les artistes des Arts Visuels de France et nos adhérent.e.s nous font confiance pour défendre les positions républicaines et démocratiques que nous affirmons ici.
Rappelons que le langage, le comportement et le discours doivent rester le moyen, le véhicule du débat démocratique. La Maison Des Artistes, comme représentant incontestable des artistes des arts visuels, s’inscrira toujours dans cette perspective collective.
Rémy Aron
Président
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