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loupe Se développer à l’international – les bonnes pratiques

Pourquoi faire ?
Diffuser son travail hors de ses frontières présente un double intérêt :
– Le premier est de toucher un nouveau public qui peut être plus sensible à son travail. ✅
– Le second est l’effet d’internationalisation qui permet de renforcer la reconnaissance de son travail dans son propre pays. ✅

A la fin de cette fiche, vous trouverez une bibliographie non exhaustive sur le sujet. 🔍
Si vous êtes adhérent de l’association, retrouvez également dans votre espace adhérent un annuaire de liens qui recense programme d’échanges, galeries, courtier, appels à projet, bourse, fondations d’entreprise liées (dans Documentation adhérents > Documents divers). 📖

Vous pouvez aussi sur votre espace adhérent visionner le webinaire : « Comment développer son travail à l’international ? » faisant intervenir Pierre-Benoit Roux, co-fondateur de La Condamine. 👀

Les programmes d’échanges : entre institution et initiative associative
Il existe de nombreux programmes d’échanges entre les pays. Les échanges prennent la forme de résidences de création et d’appels à exposition. Nous distinguons la mobilité entrante : un artiste non français est accueilli sur le territoire français et la mobilité sortante : un artiste français est accueilli à l’étranger. 🌍

Les programmes d’échanges internationaux sont présents à différents niveaux : entre deux villes ; entre une région française et un pays ; entre la France et un autre pays ; entre l’Europe et un pays. Les programmes d’échanges internationaux sont associés à la notion de « soft power », une manière douce et non coercitive de faire la promotion de son pays, dans notre cas la France ou l’Europe auprès d’autres états. Les opportunités de connexion sont donc toutes aussi variées.

Pour trouver ses programmes d’échanges vous pouvez :
– Identifiez les résidences des Institut Français pour déposer une candidature. Les lycées français à l’étranger accueillent aussi très souvent des artistes en résidence. https://www.if.institutfrancais.com/fr/carte-lieux-evenements-culturels

– Contactez les Consulat Français à l’étranger qui sont souvent à la recherche de projets en lien avec leur programmation annuelle.
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/le-ministere-et-son-reseau/organisation-et-annuaires/ambassades-et-consulats-francais-a-l-etranger/

La francophonie est aussi un bon moyen de tisser des liens à l’étranger. Le Québec propose de nombreuses résidences, comme le réseau Art Actuel ou plus généralement l’OIF. https://www.francophonie.org/

L’Union Européenne propose aussi de nombreux programmes, le site onthemove.org financé par l’Union européennes propose une sélection exhaustive et à jour.

⚠️ Les dossiers de candidatures pour ces résidences sont à réaliser avec soin : photos de très belles qualités, mise en pages soignée. Avoir votre démarche artistique rédigée en français et en anglais est un plus. Le site Deepl translator produit gratuitement d’excellentes traductions.
Vous pouvez à ce sujet consulter la fiche pratique portfolio et pour les adhérents, trois webinars sont disponibles « Savoir prendre des photos de ses œuvres (3D) », « Présenter son travail avec un portfolio », « Savoir prendre des photos de ses œuvres (2D) sur l’espace adhérent. ⚠️

Les programmes d’échanges : un réseau institutionnel
Il existe de nombreuses résidences proposées par des associations culturelles et fondations d’entreprise. Certaines de ces résidences d’échanges ne sont pas rémunérées mais les frais de vie sur place peuvent être pris en charge. C’est souvent un moyen de se constituer un réseau et de rencontrer des galeries à l’étranger. 🧭
resartist.org propose une liste conséquente.

Vous pouvez aussi contacter directement les artist run space, des lieux auto-gérés par des artistes qui ont décidé de s’occuper eux même de leurs diffusions pour participer à une résidence.
http://www.artist-run-spaces.org/

⚠️ N’hésitez pas à vous rapprocher vous d’associations culturelles. Ces réseaux sont animés par des personnes qui possèdent une bonne connaissance du pays dans lequel vous souhaitez exposer. Ils pourront facilement vous aider. ⚠️

Les galeries internationales : La vente en ligne
La vente en ligne est le moyen le plus simple de diffuser son travail hors de ses frontières nationales. Il existe une multitude de sites internet. 💻

Vous pouvez adopter une approche dite « mixte » :
Vous pouvez inscrire vos œuvres sur des plateformes internationales à forte visibilité comme Singulart ou Artsy.
L’avantage est d’être référencé au niveau international. ✅
L’inconvénient est d’être présent dans un catalogue d’artistes très fourni et donc d’être, de fait, moins visible. ❌

Vous pouvez trouver des galeries locales en ligne avec la réalisation d’un travail de terrain dans leurs pays. Cela vous permet de toucher plus directement un public ciblé, comme avec la galerie Bleurart.
L’avantage est de pouvoir toucher un public local. ✅
L’inconvénient est que ces galeries ont une communication confidentielle. ❌

⚠️ Faites attention au frais de port. Vous pouvez utiliser le site convelio pour estimer le coût des frais de port. ⚠️

Les galeries internationales : Celles qui participent à des foires à l’étranger
Il existe de nombreuses foire et salons dans le monde, les galeries qui participent à ces foires permettent à l’artiste de rentrer dans un réseau international. Identifier les foires internationales pour répertorier des galeries françaises ou non qui y participent. 🤝

⚠️ Identifiez bien si la galerie qui vous intéresse participe depuis plus de trois ans à des foires à l’étranger, si c’est le cas, c’est un bon signal.
Certaines foires réservées à des galeries proposent quelque fois d’exposer des artistes de manière indépendante. Ces appels sont généralement faits dans le cadre d’open call. C’est le cas par exemple du TAF à Tbilissi.

Considérez avec soin les propositions faites en direct à l’artiste par des salons étrangers, comme la Biennale de Florence. Les coûts de participation à ces salons peuvent être exorbitants et les retombées faibles pour l’artiste. Les publics selon les pays ont des goûts qui peuvent différer. Vous devez en tenir compte. ⚠️

Les marchands d’art ou courtier
Il existe des intermédiaires spécialisés appelés « courtier ». S’il se font appeler agent, le terme exact est plutôt intermédiaire de ventes. Ce sont des personnes spécialisées sur un type de marché précis, présents sur LinkedIn, et ainsi facilement joignables. 👁️
Bibliographie
– Le guide de la mobilité de l’artiste 2022 par On the move : https://on-the-move.org/resources/funding/mobility-funding-guide-france

– Art contemporain et internationalisation, Michel Fournier, 2002 : https://www.erudit.org/fr/revues/socsoc/2002-v34-n2-socsoc596/008130ar/

– Le Marché de l’art : Mondialisation et nouvelles technologies, Raymonde Moulin, 2009

– Le rapport sur le marché de l’art en ligne mondial 2021, Hiscox : https://www.hiscox.fr/courtage/sites/courtage/files/documents/hiscox-rapport-marche-art-en-ligne-2021-partie-une.pdf

Fiche pratique rédigée pour l’association, par Pierre-Benoit Roux, cofondateur de la Condamine.
La Condamine propose des conseils de professionnalisation aux artistes qui souhaitent développer leur projet, en rendant accessibles aux créatifs les méthodes utilisées par les entreprises, pour élaborer un modèle économique viable autour de leurs pratiques artistiques.
https://lacondamine.org/
AVANTAGE ADHÉRENT
L’équipe de La Condamine conseille les adhérents sur les thématiques suivantes : votre diffusion, le relationnel avec vos clients, votre développement d’activité, vos tarifs, votre propos artistique, votre portfolio, et plus globalement votre communication.

Votre adhésion à La MdA vous permet de bénéficier :
– D’un rendez-vous individuel et personnalisé en conseil et développement d’activité professionnelle inclus dans votre adhésion à La MdA
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