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POUR le Manifeste des arts visuels !

19 décembre 2011 83 commentaires

Pour ses 60 ans (1952-2012), La Maison des Artistes, la plus grande association d’artistes des arts visuels en France, appelle tous ses adhérents à défendre leur condition, à reprendre leur place au sein de la cité, et à construire ensemble le Manifeste des arts visuels.

Elle souhaite étendre cette grande consultation à toutes les organisations professionnelles, salons d’artistes, sociétés de droit d’auteur, opérateurs culturels dans les arts visuels, …

Autour de trois thèmes – la diffusion, la création, la formation – prenez part au Manifeste des Arts visuels en  envoyant vos propositions par email à : nathalie.meindre@lamaisondesartistes.fr.

TELECHARGEZ LE MANIFESTE en cliquant ici

Votre parole est essentielle pour faire de ce Manifeste une véritable force de proposition représentative des artistes : témoignage, réaction, réflexion, proposition : EXPRIMEZ-VOUS !

83 Commentaires »

  • thiebaut said:

    Jusqu’a maintenant la maison des artistes s’est contenter d’informer les amateurs qu’ils étaient hors la loi, mais plus de la 1/2 d’entre eux le savent bien, et font semblant de l’ignorer, car tant qu’ils peuvent rester impunis ils ne s’en privent pas.
    Alors a quand une procédure efficace
    Au castellet sur 11 peintres ayant boutique sur rue, 4 sont affiliés à la maison des artistes et aucun n’en ignore l’existance

  • Pasino said:

    Il ne s’agit pas tant de “punir” que d’informer.

    Ici, à Dinan, sur la vingtaine de lieux ouverts au public, un seul peut-être n’est pas inscrit (encore) à la MdA ou à l’AGESSA.
    Explications, démonstrations, et aussi condition sine qua non pour faire partie de l’association locale des artistes, et participer/profiter des manifestations ou de la communication.

  • Marie-Ange said:

    Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec Thiebaut. Dans ma région de Loire-Atlantique et de la Presqu’île Guérandaise, c’est la même chose, certains peintres ont pignon sur rue, et “vivraient” de leur peinture. De plus ils participent à de nombreuses “expositions” qui coûtent une fortune pour s’inscrire, et ils ne sont pas à la MDA…
    Vous avez aussi ces “soit disant” fondateur de galerie qui réussissent à avoir comme partenaires les collectivités locales, et lorsque je demande à participer à leurs expositions, “ça me rigole au nez et de me répondre qu’ils ne prennent pas les artistes locaux”..rien d’étonnant, je suis déclarée, ici à la MDA et côté Drouot, et après petite enquête des noms des peintres qui exposent aucun n’est ici à la MDA.. la je dis bravo!!
    On parle d’économie souterraine dans certains domaines, mais dans celui de l’Art Pictural, il y aurait de quoi faire!!
    Et je ne vous dis pas l’ambiance entre artistes déclarés et non déclarés… je suis écoeurée de ce monde, de ce milieu…mais je continuerai de peindre parce que c’est toute ma Vie!
    Bien Artistiquement à toutes et tous.

  • Résultats de l’Assemblée Générale de l’Association La Maison des Artistes | La Maison des Artistes said:

    [...] Pour cela, postez vos commentaires dans l’article sur le Manifeste ! [...]

  • beall said:

    Bonjour,

    Le nombre grandissant d’artistes non inscrits – et n’ayant aucune intention de le faire- est impressionnant . Beaucoup de personnes qui ont pu suivre des cours d’arts plastiques pour leur “développement personnel” , en pratique amateur, s’autorisent désormais , à exposer et a vendre, sans se préoccuper de la législation qu’ils connaissent le plus souvent. Ce sont , la plupart du temps, des retraités qui rétorquent qu’ils ont déjà cotisés et qu’ils ne font aucun tort aux artistes professionnels. Résultat ? une économie parallèle en dépit de la législation sociale et fiscale et cela même quand ils sont bien informés.
    Ne pourrait-on pas envisager une information plus percutante auprès des collectivités, mairies et associations ( qui autorisent les expositions avec des amateurs ) sur le tort fait aux artistes MDA qui n’ont pas d’autres ressources que leurs revenus artistiques ? mais aussi sur leur responsabilité vis-à-vis de la communauté artistique professionnelle !
    De plus , la plupart de ces artistes amateurs vendent leurs oeuvres, car elles sont très abordables … Que ce soit par modestie, ou parce qu’ils n’en ont pas besoin pour vivre, ils n’ont tout simplement pas conscience que , du fait de cette “compétitivité” économique, les MDAistes sont pénalisés. Certains vous disent que s’ils vendent c’est que leur travail a du succès ( sous-entendu pas le votre )
    Il y aussi les collectionneurs , qui se fichent pas mal si vous êtes inscrits ou pas et ne demandent jamais de factures de vente d’oeuvre. Le projet de permettre aux particuliers de déduire l’achat d’oeuvre de leurs revenus , à hauteur de ….€ était une excellente solution et résoudrait ce problème d’économie souterraine : à choisir, un particulier achètera plutôt une oeuvre accompagnée d’un certificat de vente d’oeuvre donnant droit à réduction d’impôts, le demandera systématiquement , ce qui inciterait les artistes qui travaillent au noir (ça s’appelle comme ça, n’est-ce pas ? ) à faire le nécessaire auprès des impôts et de la MDA …
    Aussi, comme dit dans un commentaire plus haut, ça crée une ambiance déplorable entre artistes déclarés et non déclarés.
    artistiquement votre …

  • RISCH Pierre said:

    Eh oui, cela fait plus de 30 ans qu’on a vu venir cette civilisation des loisirs avec tous les méfaits qu’elle comporte. En premier lieu la négation de métier et de savoir faire remplacé par le “faire savoir”.
    On a fait disparaître le corporatisme d’un métier qui fait partie des arts majeurs et on en paye aujourd’hui le prix au comptant. A mon avis ce n’est qu’un début de fin programmée par nos roitelets gouvernants. Rien a attendre des institutions qui au contraire se gavent de subventions sous couvert d’associations loi 1901. En clair: je te donne, tu me donnes!
    Certains naïfs pensent que l’art est un marché marginal et qu’il ne draine pas de capitaux conséquents. Ils se trompent lourdement, le marché de l’art est un marché juteux qui se chiffre en milliards d’euros et qui fait vivre un nombre de gens considérable; le seul souci c’est que les vrais créateurs, eux, n’en voient pas la couleur. Nous, les peintres, les sculpteurs, sommes les premiers fautifs; nous avons laissé faire, en déléguant nos pouvoirs et en perdant notre liberté. Ceci est très important, car les vrais artistes sont les derniers remparts de la liberté individuelle.
    Seul le temps remettra les choses en place et nettoiera les pollutions subies par des générations de créateurs sacrifiés sur l’hôtel des vanités et des fausses valeurs.

  • SANGNIDJO Ayma Rodolphe said:

    Salut.Je suis béninois amateur professionnel du cinéma désirant un partenariat entre votre maison et mon association dénommée Missionnaires du 7ième Art (M7A).Merci

  • Rémy Aron, Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres | La Maison des Artistes said:

    [...] comme la Chine. Enfin, je tenais à vous annoncer aussi,  ce matin,  que nous travaillons au Manifeste des artistes qui sera la contribution collective des artistes pour fêter en 2012 les 60 ans de la Maison des [...]

  • Monique Ballian dite Noizette said:

    Bonjour à tous,

    Je suis bien d’accord avec Pierre RISCH, nous sommes les générations sacrifiées. Comme dans le sport de compétition, il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus. Les artistes inconnus, ceux qui ne maîtrisent pas l’”art” du faire-savoir, ceux qui ne veulent pas ramper devant les institutions, ceux qui refusent de se plier aux modes, ceux qui n’ont pas envie de faire cent fois la même sculpture ou le même tableau à quelques variantes près sous prétexte que “ça se vend”, ceux-là, comme moi, sont morts d’avance. Dédaignés, méprisés, ignorés.

    Que j’étais fière et heureuse pourtant le jour où la Maison des Artistes a accepté mon adhésion ! Je m’étais sentie tellement seule jusque là, vilain petit canard au milieu de la foule des gens “normaux” ! Et comme j’ai pleuré d’ émotion le jour où les copains tailleurs de pierre m’ont invitée à participer à leur symposium, moi qui ne connaissais même pas le nom de tous leurs outils ! J’ai cru alors que j’arrivais au bout du chemin de Compostelle; hélas, il ne faisait que commencer.

    Il y aurait encore tant de choses à dire, mais, je ne sais pas les dire.

  • MOULIETS said:

    Dans ma région d’Aquitaine, certains peintres donnent de cours dans l’association de l’état et privée et vivent de leur peinture. De plus ils participent à de nombreuses “expositions” qui coûtent une fortune pour s’inscrire, et ils ne sont pas à la MDA…
    Vous avez aussi ces “soit disant” fondateur de galerie qui réussissent à avoir comme partenaires les collectivités.
    Même l’ambiance et dérisoire entre artistes déclarés et non déclarés.
    Je suis écœurée de ce monde, de ce milieu…mais je continuerai de peindre parce que c’est toute ma Vie!
    Bien Artistiquement à toutes et tous.
    Mariam Mouliets

  • Succa//Suzy Campocasso said:

    Bonjour,
    Artiste indépendante en Provence, force est de constater depuis plusieurs années, beaucoup trop de peintres artistes et photographes et pas toujours de références, ni inscriptions à la MDA.
    Trop de concurrence de la part d’amateurs et de photographes qui vendent des photos à 100 ex. à petit prix. Comment le public peut-il s’y reconnaître? Il ne fait pas la différence entre le travail d’un amateur et celui d’un artiste qui a près de 30 ans de création. A la base qu’elle est la formation artistique dans les colléges quant on entend dire que le prof. d’arts plastiques dit a ses élèves qu’il ne sait pas dessiner!
    Beaucoup de galeries associatives qui ne sont que des boutiques et font payer les cimaises aux artistes, en touchant des subventions.
    Des Salons qui font payer les stands à des prix exorbitants et en plus catalogue, frais et entrée au public. Beaucoup trop de Municipalités qui organisent des évènements culturels et se servent des artistes gratuitement, sans qu’il y ait de public, publicité et retombée évidente, sans même une participation aux frais, ni lettre ni contrat, ni assurance contre le vol des oeuvres….
    Beaucoup trop de manifestations “culturelles” et autres… à chaque W.E. et fêtes diverses… Marchés de Noël en ce moment… au point que les gens viennent de moins en moins à un vernissage… La consommation est à son comble!
    A QUAND UNE LÉGISLATION ET DES DROITS COMME TOUT TRAVAILLEUR? Nous ne sommes plus au temps des Van Gogh… Nous sommes au 21e SIECLE, siècle de la consommation régie par l’argent où tout se paye… sauf le travail de l’artiste !
    Car l’artiste travaille suivant les jours 8 à 15heures, est toujours considéré comme en vacances ou en train de se faire plaisir, ou bien sûr comme un fou !!! Quand cela changera-t-il ?
    L’artiste doit tout payer, son matériel, imprimante, ordinateur, ses fournitures, matériaux, publicité, site internet, son atelier, ne pas compter son temps, faire sa compta, et être s’il le peut commercial. Il est une entreprise à lui tout seul.
    Comment pouvoir créer avec un esprit libre…. quand il faut s’y prendre au moins 2 ans à l’avance pour exposer dans un lieu, qu’il soit culturel ou tout public ? même à ses frais.
    De moins en moins de ventes par les temps qui courent…. l’ART de plus en plus devient l’apanage des fortunés et des grands noms.
    Même en proposant un bon projet, les appels à candidature, offrant une subvention, sont inaccessibles, face aux grand nombre de jeunes dotés d’imposants diplômes, sortant de grandes écoles.
    Il ne reste qu’à faire des oeuvres avec de la “récup” ! alors que l’utilisation de matières nobles élèvent l’oeuvre. Mais cela a un coût !
    Suite à une éprouvante exposition, cette année, j’ai déjà écrit mon manifeste de l’artiste indépendant et je vais l’envoyer. Trop d’abus des artistes, au nom de la culture.
    L’Art depuis l’âge de 12 ans, m’a apporté beaucoup de connaissances, de joie, d’épanouissement dans la création; du discernement en toutes choses, aide précieuse dans la vie. J’espère pouvoir continuer encore longtemps malgré de plus en plus les difficultés de notre société.
    Bien courageusement à tous et bonne continuation.
    Succa

  • RIGAL said:

    Il faut bien entendu plus d’inscrits à la Maison des Artistes, qui devrait avoir comme objectif général de permettre à ceux, pour qui l’expression plastique est essentielle, non seulement de vivre ou de survivre mais aussi de s’exprimer et d’affirmer leur importance poétique et politique au sein de l’activité sociale (il y aurait des pistes à développer en direction de la presse, des municipalités, des organismes culturels). Cela suppose une véritable volonté d’en découdre pour imposer la création comme une présence quotidienne et nécessaire, exempte par conséquent du diktat commercial, qui commue l’expression en environnement publicitaire, et indépendante du pouvoir institutionnel, qui la cantonne dans un rôle restreint et aveugle de faire-valoir.
    On peut rêver. En attendant, il faut se battre pour conserver son numéro d’inscription, même si on parvient à produire dans des conditions impossibles…
    Luc

  • Jo said:

    De grace, arretez de deverser votre fiel. Proposez quelque chose si vous n’êtes pas content du système.

  • Sallantin marie said:

    Pourquoi parler de “fiel” dès qu’un artiste évoque ses difficultés ? On ne s’étonnera pas du silence des artistes car ce’est trop souvent le cas que leur parole soit “de trop” dès qu’il s’agit de débattre de leur situation .
    Dites moi comment trouver des solutions si l’exposition de la situation est interdite par un “de grâce arrêtez “. Parfois on entend même “vos propos sont nauséabonds” avez-vous remarqué ? En boucle les mêmes mots. Si ceux qui ouvrent un débat le ferment du même un coup … rien n’en sortira. On est tranquille pour un moment encore.

    On conviendra d’abord – si vous permettez que je dise mes impressions – de l’atonie générale et de la misère morale qu’entretient la confusion entre art et divertissement. Le mot art est mis à toutes les sauces, un artiste star est une marque etc…. poutant la demande d’Art est grande en France et le public cultivé est frustré quand il n’est pas furieux qu’on se moque de lui à ce point .L’ accès aux ateliers est particulièrement difficile quand l’art est caché derrière le commerce et les boniments.
    Mais l’Art est -il facile ? L’a-t-il jamais été ? La question pertinente serait : “Est-il seulement possible aujourd’hui d’en juger quand tout le monde est artiste” ? Comment avoir accès aux oeuvres dans ce contexte ? Quelle est la pertinence du système français ? Ne faut-il pas le revoir de bout en bout ?

    POUR Y RÉPONDRE, ma proposition d’ un audit des Arts plastiques en France (de tous ses aspects organisationnels ) par des gens extérieurs au système. Autrement dit que les contrôleurs soient éloignés des contrôlés. Cet audit à ces conditions sinon rien.

    ENFIN Pourquoi un manifeste de plus dans la situation confuse où nous sommes ?
    Pour faire de la mousse ?
    Pour tendre la main et manoeuvrer dans les couloirs de la DAP ?
    Pour donner encore des illusions?
    Pour alimenter la confusion ?
    Pour pas déranger ceux qui s’en trouvent bien?

    Marie Sallantin présidente de FACE À L’ART
    www. face-art-paris .org

  • frilou said:

    Juste pour intervenir sur quelques commentaires :

    La fraude n’est pas la spécialité d’artistes amateurs, c’est aussi celle de certains artistes professionnels.

    Les « c… » déclarent tout, et les « malins » (ce sont eux qui le disent) déclarent ce qui les arrangent, parce que c’est tout à fait normal pour eux. « Tels est le genre humain! »

  • Nénaire Patricia said:

    Je me sens réellement concernée par le témoignage de Suzy Campocasso….
    Il y a aussi un autre gros problème relatif aux expositions proposées par certaines municipalités souvent très touristiques et réputées pour leur culture artistique:vous devez impérativement fournir un dossier complet :parcours artistique, cv, photos de vos oeuvres et un jury sera chargé de vous “sélectionner”: donc, de juger si vous êtes aptes ou pas pour exposer dans leur petite ville. Qui sont ils? Qui a le pouvoir de décider si votre peinture est “bonne” ou pas? Vous attendez parfois 2 ans avant d’avoir une réponse mais la seule chose qui n’a pas été demandée c’est si vous êtes inscrit à la MDA

  • Bruno said:

    L’art a toujours été le reflet de la société qui l’abritait, le nourrissait, le stimulait, l’utilisait…

    Il existe toute une littérature depuis “Doll’art” et “De l’Art et du cochon”…, j’en possède un rayon complet et instructif dans ma bibliothèque (Ode de Kerros, Jean Clair, Harrouel, Christine Sourgin…) qui nous informe des dessous, de l’état du marché et de la création officielle d’aujourd’hui.

    S’il y a de plus en plus d’artistes (professionnels) qui se sclérosent parce qu’étouffés par l’impossibilité de rester créatifs dans le contexte actuel, de plus en plus d’artistes qui dépriment parce que non reconnus, non soutenus, ni par les instances officielles (Drac et autres institutions en AC) ni par les communes, régions, ni par la presse qui se font le relais de l’AC, l’Art Contemporain, l’officiel, celui dont il est de bon ton de parler, d’exposer, s’il y a de plus en plus d’artistes qui trichent avec le système pour survivre, il existe bel et bien, en premier lieu, ce que j’appelle “la machine à broyer les consciences”.
    Machine que l’on pourrait aussi appeler la pensée unique ou le monde de la finance ou encore la mode de la vitesse, de la modernité, de la fumisterie, de la provocation.
    En plus du marché parallèle des amateurs et non déclarants que cette machine a assimilé à toute une frange de la création figurative, académique ou tout simplement régionale parce que non internationale, considérée comme ringarde ou désuète, il y a toute cette gabegie, cette débauche de moyens pour faire circuler de l’argent et en faire profiter tout un staff d’artistes, d’agents, de galeries, d’organisations, de collectionneurs…
    Je suis dépité de voir, de ma petite province, s’organiser ce système contre lequel il est impossible de lutter car le pouvoir de l’argent est implacable tout autant que l’est le pouvoir décisionnaire des institutions. J’ai ma muselière remplie d’anecdotes à la fois déprimantes et risibles. Je connais, moi aussi des pseudo-artistes qui vendent taches et autres œuvres facilement reproductibles sans le souci de faire vivre un atelier, de payer des charges sociales, de fonctionner comme une véritable entreprise comme j’ai pu le lire dans l’un des commentaires du site.
    Je crains que ce soit le pot de terre contre le pot de fer. Que cette machine soit en marche et impossible à arrêter tant les intérêts mis en jeu sont grands.
    Il ne nous reste plus qu’à continuer notre œuvre, tant bien que mal. Pour ma part, je n’ai jamais peint en me posant la question du vendable, de l’exploitable… Je peins parce que c’est ma raison d’être et rien ne pourra me l’enlever.
    Notre société a l’art qu’elle mérite. Cette situation pourra peut-être changer avec un éveil des consciences et une métamorphose complète du système.
    Je suis désolé de ce constat, je n’ai aucune solution à apporter, trop lucide et trop conscient, trop désespéré du monde dans lequel je vis… Juste ma foi en l’Homme et ma pugnacité à résister à toutes ces modes. Je vous en souhaite autant.

  • Martine PERDRIEUX said:

    Je suis entièrement d’accord avec Bruno.
    Même le gouvernement français ne maîtrise plus ses actions puisque tout se décide au niveau européen et mondial.
    L’attitude des acheteurs privés a également complètement dégénéré.
    Un médecin spécialiste que je complimentais sur une oeuvre dans son cabinet, m’a avoué l’avoir achetée très cher. Je m’attendais à un autre jugement de valeur, ou appréciation.
    Je garde une lueur d’espoir malgré tout et je vous joins cette phrase d’André Breton :
    “C’est par la force des images que, par la suite des temps, pourraient bien s’accomplir les “vraies” révolutions.
    Comme pour l’écologie, il faut commencer à sensibiliser d’une manière ludique et pédagogique le public pour qu’il commence à avoir un regard différent. Ce n’est pas en râlant et en se plaignant qu’on va régler les problèmes.
    Il faut aussi se mettre à la place du public. Lassé des installations sanguignolentes ou morbides accompagnées de textes complètement hermétiques, il ne sait plus où il en est.
    Sans tomber dans les affiches de mai 68, je crois qu’il faut agir avec l’image pour réhabiliter les vraies valeurs de l’art.

  • christabel said:

    Oui, nous sommes tous d’accord sur le fond.Merci Martine d’aborder le problème du public. Celui ci est comme notre société complètement déboussolée.Par des expos étatisée, dont l’hermétisme du texte est inversement proportionnel (en textes abscons et en nombre de lignes) à l’émotionnel dégagé par les pièces.Je trouve cette opération marketing extraordinaire, vendre du vent, je suis fascinée, c’est fort.Mais au bout du compte, nous nous sommes flagellés nous même. En nous demandant qu’est ce que l’art, vous vous retrouvez dans des galeries d’une froideur terrible, avec 3 peintures monochromes devant un grand comptoir derrière lequel 3 personnes regardent leurs ecrans pour connaître la dernière cotation du génial vendeur/artiste qui a réussi à leur fourguer un ripolin (monochrome attention)sur toile ou 5 bouteilles écrasées au sol(et encore quand cela dégage qqchose c’est ok ).Je comprend qu’ils soient pressés de s’en débarrasser.
    c’est le reflet de notre bourse, de notre système.ça marche, et quand ça se casse la geule c’est le contribuable qui paye (et oui vous aviez oublié que l’état en a acheté)
    De plus nous passons notre temps à acheter des fringues de chine payéés une honte au taux horaire, Et pourtant ça nous pose pas de problèmes,comment voulez vous qu’un client comprenne qu’il doit payer le prix fort pour une toile , quand il a l’habitude d’avoir des magasins de solde. Pourquoi l’art serait différent de notre société?Merci Bruno, l’art est vraiment le reflet de notre société.
    Mais je reste persuadée que le public a ce besoin d’émotions que seul “les arts”(ceux des muses, + cinéma et la BD) peuvent leur fournir.L’époque n’est pas négative,les créateurs ne se retrouvent pas dans le système, le public non + et se cherche, comme dans sa consommation, les mentalités changent, c’est ça qui est génial.Je pense que nous sommes dans une période artistiquement interressante.
    Il est clair qu’il faut que le public soit informé, que se soit un délit d’acheter une pièce non déclarée car simplement personne le sait, même l’artiste du dimanche qui croit qu’il faut un minima pour déclarer.
    En plus les artistes ont un réel problème de formation, comme dit Succa, nous devons tout faire, c’est une véritable entreprise (comptable, vendeur, écrivain,infographiste,photographe,agent artistique, juriste, montage de projet,planning des expos…. et heureusement créateur!)
    Pour parler concret, je propose (commeBeall) que les municipalités , les associations d’artistes,et tous les vrais salons doivent jouer le jeux, MDA et numéro SIRET ;sinon la personne qui a un boulot à côté ou une retraite et donc peut se payer une foire ou un loueur de cimaise(et alimente le système artiste payant), elle se fiche de savoir si elle va pouvoir gagner sa vie , et vend à prix ridicule, simplement pour avoir le plaisir existantiel).Il faut que les règles soient identiques pour tout le monde.Mais effectivement ce serait sympa que l’état nous aide simplement en obligeant les exposants (publics, associatifs, privés) à suivre la législation.
    Pour le reste on peut rien y faire, le marché de l’art est comme son nom l’indique un Marché, une foire, une bourse, et super pour les supers côtés car à par ceux qui vendent du vent qui s’y retrouvent(et je leur tire mon chapeau car je les trouve fortiches,ils me fascinent), c’est difficile pour le réel créateur Landa reconnu qui (comme dit Noisette) doit refaire la même chose parceque le client veut que tout le monde sache que c’est du Landa qu’il a acheté.Il peut aussi et je lui souhaite, crée à côté (quelquefois sur un autre nom) afin de vivre correctement et ne pas perdre son âme!!!Merci à tous pour vos commentaires qui me permettent de voir qu’on est pas seul à se poser des questions.
    Merci pour ce manifeste il est conçis et complet.
    Collègialement Christabel

  • jorge GALEGO said:

    Dans ce fameux MANIFESTE,ce serait bien de faire avancer de façon juridique,l’idée d’un prix minimum obligatoire et décent pour les oeuvres originales contemporaines estimées et vendues par des pseudos expert et mafieux de l’Art contemporain en salles de ventes!..qu’en pensez vous?!..BONNES FETES!..JG.

  • Isabelle Trichelieu said:

    Je viens de recevoir UNE BONNE IDEE mais impossible de me connecter aux liens, ils m’envoient sur Google, le voici :

    Chère adhérente, cher adhérent,
     
    Face aux nombreuses propositions d’expositions-ventes, parfois « fantaisistes », faites aux artistes auteurs, le Bureau de La Maison des Artistes envisage de créer un LABEL MdA, qui serait attribué aux manifestations artistiques des arts visuels les plus sérieuses.
     
    Ce label ne s’appuierait pas sur des critères esthétiques. Il a pour objectif d’identifier les manifestations, (salons, foires artistiques, espaces d’art, galeries, “portes ouvertes”, symposiums, marchés d’art, …) dont les organisateurs respectent les obligations sociales et fiscales inhérentes aux artistes auteurs et à leur diffuseurs, et, conséquemment, respectent artistes et public.
     
    SI VOUS ETES POUR LA CREATION DE CE LABEL, CLIQUEZ ICI.
     
    Le Bureau de La Maison des Artistes souhaite que ce Label valorise les expositions-ventes les plus fiables et conduise leurs organisateurs à plus de sérieux dans le montage de leur manifestation. Ce label viendrait compléter les actions de la Commission Prévention qui identifie déjà les manifestations peu scrupuleuses.
     
    Pour mettre en place ce LABEL MdA, nous avons besoin de votre avis.
    Merci de répondre au questionnaire ci-dessous, cela ne prendra que quelques minutes.
    Si vous souhaitez vous exprimer sur plusieurs manifestations, merci de remplir un questionnaire pour chacune d’elle.
     
    ACCEDEZ AU QUESTIONNAIRE EN CLIQUANT ICI
     
    Merci pour votre participation !
     
    L’Association La Maison des Artistes.

    ————————————————————————
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  • Muriel Marhic said:

    J’ai trouvé aussi cette idée excellente.
    Puisqu’on ne peut pas “dénoncer” (surtout en l’écrivant) des organisateurs peu professionnels ou carrément escrocs sous peine d’attaque en diffamation, on peut effet, au contraire, labelliser des organisateurs qui satisfont la majorité des artistes.

    Le questionnaire (orienté “artistes déclarés”) : demanderait à être étoffer, par exemple, en y mentionnant la fréquentation, le nombre des ventes…

    Car un salon bien organisé et “réglementaire”, n’est un bon salon que s’il y a quelqu’un pour le voir…

  • RISCH Pierre said:

    On aurait préféré un “label” artiste professionnel a temps complet.
    Mais ça, on l’attend toujours…
    Cela figurait pourtant dans vos propositions aux élections, non?

    Valoriser et amalgamer des manifestations de trottoirs organisées
    par des petits malins qui n’ont aucune légitimité et qui font du fric
    en s’intitulant “organisateurs” ne présente aucun intérêt.

    Cordialement

    Pierre Risch

  • La Maison des Artistes said:

    Réponse à Isabelle Trichelieu

    Effectivement, il y a eu une erreur dans l’envoi de ce questionnaire.
    Pour y accéder et y répondre, merci de cliquer sur le lien suivant : https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?hl=fr&formkey=dDhiajA0OUw2YTlmc1I2OXdjYVBETlE6MQ#gid=0

    La Maison des Artistes

  • La Maison des Artistes said:

    Réponse à Pierre Rish

    Il n’est pas aisé de trouver des critères objectifs pour définir un artiste professionnel car un artiste peut, pour des raisons financières, devoir avoir recours à un emploi alimentaire qui ne fait pas de lui un artiste moindre dans son engagement que l’artiste qui a la possibilité, pour quelques raisons que ce soit, de consacrer tout son temps à sa création.

    De plus, tant que La Maison des Artistes sera agréée pour gérer le régime des artistes des arts visuels, le critère de professionnalité ne pourra se faire que sur une appréciation administrative : artiste déclaré ou non.

    La Maison des Artistes

  • admin (author) said:

    Réponse à Jorje Galego

    Comment déterminer la valeur maximum d’un bien aussi subjectif qu’une oeuvre originale graphique et plastique ?

    Ce n’est pas parce que certains font de l’art une valeur mobilière qu’il faut tomber dans le travers inverse et scléroser un marché déjà hyper-concurrentiel.

    La Maison des Artistes n’est pas pour la spéculation sur les oeuvres d’art mais pour un rééquilibrage des marchés de l’art permettant l’expression de toutes les diversités artistiques.

    La Maison des Artistes

  • GALEGO jorge said:

    …je parlais d’une valeur minimun d’une oeuvre! pas maximum!?! il existe bien un SMIC pour sur le marché du travail! pourquoi pas un PMOA ,Prix Minimum d’Oeuvre d’ART !..EXCELLENTE ANNEE à TOUS au fait!:=))

  • admin (author) said:

    Réponse à GALEGO Jorge

    Nos excuses pour cette méprise : les effets des fêtes de fin d’année semblent avoir du mal à se dissiper !
    Concernant votre proposition, l’idée d’un RMA – Revenu minimum d’Artiste – a été plusieurs fois évoqué dans les contributions d’artistes au Manifeste mais pas encore le PMOA.

    La Maison des Artistes

  • jorge GALEGO said:

    je parlais surtout d’une évaluation minimum OBLIGATOIRE et DECENTE des oeuvres d’Art qui sont proposées en salles de ventes aux enchères! parfois les pseudo experts font des estimations et prix de départ en dessous mème du prix du cadre du tableau! c’est une honte de voir ça sans que personne ne réagisse!..bonne journée!..JG.

  • RISCH Pierre said:

    Réponse a la MDA

    Affilié ou adhérent? Toujours la même confusion organisée…

    Les critères objectifs sont pourtant parfaitement définis: tout part du questionnaire obligatoire de la MDA pour bénéficier de l’URSSAF + copie obligatoire de la déclaration d’impôts sur le revenus.

    Assujetti a la Sécu par la MDA = artiste professionnel.
    Non assujetti = artiste occasionnel.

    Très simple de lever la confusion!

    PS Personne n’empêche les occasionnels de devenir professionnels.

  • taillant said:

    bonjour, moi je voudrais soulever le problème des artistes affiliés à la MDA mais qui ne gagnent pas assez pour le rester…Vous parlez de gens non déclarés mais quand on a du mal à vendre ses oeuvres(je ne crois pas être la seule!) il y a de quoi en avoir assez de se battre avec la MDA et se dire tant pis je vends sans déclarer!!! Ne serait -il pas possible de créer un statut pour ces personnes? Pour pouvoir continuer à être dans la légalité sans être obligé à un montant minimum de vente?Ah! Cette fichue société de l’argent!
    Par ailleurs, la MDA pourrait-elle créer un annuaire de lieux d’exposition gratuits et sérieux pour les artistes car pour en trouver c’est une grosse galère! Et je trouve que les “galéristes” qui vous proposent une expo d’un mois pour 1500€ ça ne devrait pas exister!
    Merci de votre réponse Hélène

  • La Maison des Artistes said:

    Réponse à Taillant

    Etre à La Maison des Artistes, c’est être un artiste des arts graphiques et plastiques qui a l’occasion de vendre ses oeuvres, quel que soit son chiffre d’affaires.

    Ainsi, tous les artistes sont IDENTIFIES mais tous ne sont pas AFFILIES.
    Affilié, ça signifie que vous dépassez un certain seuil de revenus vous permettant d’avoir la sécurité sociale par La Maison des Artistes.

    Mais vous pouvez également déclarer moins que ce seuil et être quand même à La Maison des Artistes ! Dans ce cas, vous êtes assujetti et vos droits sociaux sont ouverts soit par le biais d’un conjoint, soit d’une autre activité professionnelle soit par la Couverture Maladie Universelle.

    Pour ce qui est d’un annuaire des manifestations artistiques sérieuses, la création d’un label est en cours mais pour cela, nous avons besoin des témoignages des artistes : https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?hl=fr&pli=1&formkey=dDhiajA0OUw2YTlmc1I2OXdjYVBETlE6MQ#gid=0

    La Maison des Artistes

  • La Maison des Artistes said:

    Réponse à Pierre RISH

    Vous parlez de confusion et vous avez raison : tout est confus dans votre réponse !

    Reprécisons les choses :
    1 – tout artiste des arts visuels qui désire vendre ses oeuvres doit s’identifier socialement aux services administratifs de La Maison des Artistes (dès le 1er euro perçu ) et fiscalement au centre des impôt.

    2 – cette IDENTIFICATION ne lui donne pas forcément accès à la protection sociale (et non à l’Urssaf comme vous dites, qui est la même chose que La Maison des Artistes mais pour d’autres professions)

    3 – en fonction de ses revenus, l’artiste est soit ASSUJETTI(il paie des cotisations sociales mais bénéficie de la sécurité sociale par un autre biais que La Maison des Artistes) soit il est AFFILIE (il paie le même taux de cotisations sociales mais ses droits sociaux sont ouverts à La Maison des Artistes).

    4 – l’artiste peut, s’il le souhaite, bénéficier de services supplémentaires dispensés par les services associatifs de La Maison des Artistes en devenant ADHERENT.

    Par conséquent :
    Artiste IDENTIFIE à La Maison des Artistes = professionnel
    Artiste NON IDENTIFIE à La Maison des Artistes = amateur

    La Maison des Artistes

    La Maison des Artistes

  • Pierre Risch said:

    Réponse a la MDA

    Jouer sur les mots est facile. Au final la musique est la même…
    Ne vous trompez pas de cible, car ce sont des gens comme moi qui ont lutté pour le maintien de la MDA et de notre satatut social depuis 1968.

    Je persiste et signe.

    Pierre Risch

  • Peltier said:

    Juste un mot pour dire que je suis d’accord avec Pierre Risch… Cette distinction entre affiliés et adhérents même peu de gens inscrit à la MdA la comprennent… et la connaisse (je leur ai expliqué souvent). Il y a en effet confusion.
    On ne peut pas fonctionner de la même manière avec les affiliés et les adhérents…
    Peindre est un métier…
    Traite-t-on de la même manière un électricien amateur et un électricien professionnel ?

  • CAPARROS said:

    Bonjour! Il serait vraiment temps de faire bouger les choses.Personnellement, je comprends qu’un artiste débutant n’est pas au courant de tout et, qu’il expose et vende son travail.Mais il est vrai qu’il existe de plus en plus de personnes qui s’abonnent au loisir de la peinture,alors qu’ils ont déjà une profession,ils exposent et vendent sans être déclaré légalement.Pour moi c’est tout simplement du travail au noir qui tue les artistes professionnels.Certaines Administrations (Mairies,Offices de tourisme, et autres) ne semblent pas prendre en compte ce problème,et autorise des artistes non déclarés à exposer.Ce dernier point mériterait d’être pris en compte pour informer toutes ces Administrations qu’elles soutiennent la pratique du travail au noir,qu’il existe des lois.Si nous prenons pour exemple les associations d’artistes, c’est le même problème.Les peintres non déclarés et sous couvert de ces associations vendent et exposent, et surtout gardent le bénéfice de leur ventes, chose qui me semble illicite et anormale.Certains artistes,justifiant qu’ils sont membres d’associations d’artistes , exposent à titre privé.Sur les marchés d’arts, il n’est pas rare de voire des artistes non déclarés également.Le problème subsiste et le phénomène grandit tous les jours.Des artistes non déclarés créent des ateliers,donnent des cours,sur prétexte qu’ils ont obtenus un quelconque prix à des tarifs faramineux.Comment un artiste non déclaré peu obtenir des Prix lors d’expositions organisées? Il semble que là aussi il y ai un véritable problème.Des organisations aux titres pompeux, moyennant un droit d’inscription , organisent ces genres d’expositions tous les ans, et distribuent des prix.C’est à croire que la poire est juteuse.Des sites de ventes sur internet encouragent également la vente, sans se soucier des lois.
    Je pense qu’il est temps de mettre les pendules à l’heure.La MDA, tout comme autre les autres organisations officielles, se doivent de mettre en place des contrôles plus sévères,d’informer les Administrations,les associations, et tout autres organismes de vente sur l’existence de lois en la matière.
    Merci!

  • Michelle FAGES said:

    Bonjour,
    Que dire de plus….Si ce n’est qu’il faudrait vraiment une réaction de tous les artistes pour que les choses changent enfin!
    Dans ma région Aquitaine je suis confrontée tous les jours à l’impossibilité d’exposition…Les galeries ne sont plus accessibles,on se doit de payer pour exposer…La majorité des artistes qui exposent ne sont pas à la MDA, mais il n’existe aucun contrôle…Il faut aujourd’hui se serrer les coudes et s’associer pour réaliser des expos collectives…et pourquoi pas manifester pour hurler notre révolte, notre existence, notre droit?

  • cazaux d'artagnan said:

    PIERRE CAZAUX D’ARTAGNANPIERRE CAZAUX D’ARTAGNAN
    ARTISTE PEINTRE M . des A. C160 883
    12 rue GAMELSY 31300 TOULOUSE

    LETTRE OUVERTE

    CAZAUX D’ARTAGNAN n’a pas trouvé sa carte d’artiste dans une pochette surprise mais ce sont 35 année de dessins dans les terrasses du monde entier et d’expositions d’aquarelles dans les palaces de luxe pour preuve cet article de presse : « CAZAUX est un peintre autodidacte qui s’est forgé dans l’insécurité de la rue. Il dessine tard dans les bars de nuit à travers un périple planétaire à couper le souffle. Son livre tout public se lit comme un polar à travers un périple planétaire à couper le souffle, rien n’y manque : Bagarres, prostituées, filles faciles, alcooliques ou drogués, petits trafiquants, proxénètes et flics véreux, pays du tiers monde avec sa misère et ses terribles geôles.
    Cazaux expose aussi ses petites aquarelles de la rue dans les palaces de luxe, là il côtoie les milliardaires du golfe persique, des princes et des rois, les financiers de l’industrie pétrolière, les maîtres du monde de la politique de la finance et du show business.
    A ce titre CAZAUX a édité un livre en 4 Tomes
    « La vie aventureuse du Peintre CAZAUX »
    20 ans de vie d’Artiste
    Tome I : Les fantasmes d’Angéla (Las Palmas de Gran Canaria)
    Tome II : Les chich Kebab d’Ahmed Mansour (Egypte)
    Tome III : Les geôles d’Hassan II (Maroc)
    Tome IV : L’homme d’un million de Portraits (périple mondial)
    Disponibles à l’atelier de l’Artiste.

    Aujourd’hui il nous confie : « L’espace Saint Cyprien de Toulouse dans le quartier duquel j’habite, possède une salle spécialement prévu pour les artistes, la dernière fois que j’y ai exposé c’était en 2002, la directrice actuelle Madame Régine Bedin m’a toisé de très haut, me signifiant qu’elle n’exposait jamais personne « par copinage ?????? » Et que de toute façon, on ne fonctionnait que par thèmes ! Et quel est donc le thème du jour ? La salle de bains sans doute ! Car ici, un grand poster d’un pommeau de douche, là un autre de robinets etc…Même pas, bonne ou mauvaise, de la peinture, seulement des posters en noir et blanc !
    Le peintre Cazaux pense à juste titre que l’exposant aurait pu épargner de l’argent et du temps en exposant seulement des flèches dirigeant directement le public vers les toilettes de la salle, vu que l’on y trouve au nature,l à peu près les mêmes éléments !
    PIERRE CAZAUX D’ARTAGNAN

  • Daniel de Normandie said:

    Bonjour,
    je viens de lire tous les commentaires des artistes, j’ai bien l’impression que l’on est tous à la même enseigne … Artistes connus artistes inconnus,qui suis-je? Je suis du côté artiste inconnu et adhérent à la MDA .. J’ai plus de trente ans d’atelier, je galère comme beaucoup, mais je suis bien content d’avoir une ou deux expos par an (sans frais ou très peu) pour faire exister mon travail … Et, quelquefois un téméraire achète une de mes choses.
    Ce que je crois c’est que nos politiques s’occupent trop de nous ! Supprimer le ministère de la Culture c’est un début.
    Bien cordialement
    Daniel de Normandie

  • william wilson said:

    Je trouve qu’il y a 2 idées qui permettraient de changer la donne, et sait-on jamais d’améliorer la situation des artistes pro-
    1/ La défiscalisation des achats d’art contemporain pour les particuliers (plafond à définir). Et la remise (obligatoire) par l’artiste d’une facture/certificat d’authenticité valable légalement devant le service des Impots et les assurances.
    2/ Contraindre les institutions (locales et nationales) à respecter les droits d’auteurs, les droits de représentation au public, et à exiger des factures réglementaires d’artistes régulièrement déclarés. (valable pour les institutions privées)

    Il me semble que ces deux points marchent ensemble et sont le minimum sur lequel les artistes doivent doivent se coaliser.

    Bonne année à tous.

  • caroline said:

    Je sais bien je ne vais pas parler de peintre ou sculpteur, mais peut-on nous assimiler à ces artistes, nous les (artistes) graphistes qui sommes amenés dans notre carrière à effectuer des formations pour pérenniser notre situation.
    Il est bien évident que nous devons rester “créatifs”, mais cela signifie aussi, être à la pointe des nouveaux logiciels.
    Pour cela, nous ne bénéficions d’aucune aide de l’état, pour pouvoir payer ces formations.
    On paie “cash” sans ristourne ou aide de l’état est-ce normal ?
    Pourtant, on paye nos cotisations, nos charges… mais rien n’est prévu pour les graphistes freelance à la MDA !
    ils ne connaissent pas la MDA, on vous dit : “êtes-vous sur de pas être auto-entrepreneur ? non pourquoi ils peuvent bénéficier d’aide ?
    Tout cela pour dire, que nous exerçons un métier qui nous passionne, mais qui nous demande beaucoup d’investissement. L’Etat ne fait rien pour nous et nous sommes pieds et poings liés…

  • Monique Ballian dite Noizette said:

    “KO, abasourdis, hébétés, aphones”

    Oui, vous avez bien raison, Monsieur Aron: je me sens KO, abasourdie, hébétée, aphone. Et même, exsangue. La FUERZA, qui depuis 20 ans me soutenait, sournoisement et lentement me lâche. La petite lumière qui me guidait au bout du tunnel vacille. Certes, enfermée dans mon ego, mais ai-je vraiment le choix ? qui me considère ? qui nous considère, nous, les artistes de l’ombre ?

    A Noël, mon petit-neveu, 21 ans, gamin branché des milieux parisiens, m’a jeté sur un ton gentiment méprisant: c’est trop rococo ce que tu fais ! change de style !”

    CHANGER SON AME ! Alors, désolée, mon âme rococo restera ce qu’elle est, et je ne changerai pas mon style.

    Vous nous demandez de proposer des solutions …. à nous, petits artistes de l’ombre ? mais est-ce à nous de faire ça ! pourquoi nous demander un avis inutile, quand on est la poubelle d’une société où nous n’avons plus notre place ?

  • elizabeth stenne said:

    bonjour ,je peins et j’écoute , ceux qui m’exposent et ceux qui viennent “voir”.Et il y incertitude et méfiance , incompréhension ou coup de foudre .la majorité du public ignore ce qu’est la peinture .et entre ce qui est montré comme ” art génial” et couteux et les “autres”, le public ne sais pas ou mettre les pieds!Nous devons nous justifier de peindre avec des pinceaux , de l’huile ou autre matériaux classiques!
    la scolarité nous apprend les math (horreur!)mais nous l’apprenons .Pourquoi pas l’histoire de l’art? Le trait et la couleur? Nous sommes un monde inconnu et discret qui ne pense qu’à peindre (pour moi).
    Et je rejoint William Wilson sur ses deux points.
    bon courage à tous

  • franckhommage said:

    une petite prise de parole concernant un mode de faire, de penser, de hisser vers le haut quelque chose nommé oeuvre : franckhommage.blogspot.com

  • Berthel said:

    Assujéttie adhérente identifiée non affiliée : Vieille jeune artiste peintre entrée en peinture en 2005, inscrite à la MDA en 2007 avé n° ursaff ape et tout le toutim…et fière de l’être! Respect.

  • Daniel Collette said:

    A propos de cet envoi

    “Affilié ou adhérent? Toujours la même confusion organisée…
    Les critères objectifs sont pourtant parfaitement définis: tout part du questionnaire obligatoire de la MDA pour bénéficier de l’URSSAF + copie obligatoire de la déclaration d’impôts sur le revenus.
    Assujetti a la Sécu par la MDA = artiste professionnel.
    Non assujetti = artiste occasionnel.
    Très simple de lever la confusion!
    PS Personne n’empêche les occasionnels de devenir professionnels.”

    Je suis inscrit à la MDA depuis une dizaine d’années
    Mon problème, comme beaucoup d’artistes que je connais, pour ne pas dire la plupart, souffre d’un manque de vente, uniquement ; alors affilié, assujetti ou autres statuts n’est pas très important, en soi ; il me semble percevoir que tout n’est qu’affaire de chiffre “d’affaire” comme si c’était cela l’important.
    Il est important de pouvoir vivre
    De son travail : en l’occurrence de son art
    Décemment

    Une suggestion : il me semble que certains pays du Nord offrent à leurs artistes un revenu décent pour leur travail ; ce sont aussi des pays qui aiment leur artistes, leur sportifs, leur musiciens etc…
    Je laisse la (les) conclusion à votre perspicacité.
    Merci

  • Van Quickenborne said:

    Il serait temps de faire le ménage vis à vis des divers salons acceptant les amateurs (non affiliés à la MDA), ceux-ci ne jouent pas le jeu et polluent le regard du public. En d’autres termes, les salons ne devraient accepter que les artistes déclarants. Il faudrait aussi se pencher sur les frais de transport qui sont toujours à la charge de l’artiste en obligeant par exemple les salons à y participer. Pourquoi ne pas rendre obligatoire un ticket d’entrée pour tous les salons, ce qui pourrait couvrir ces frais. Si le public veut voir, qu’il paye sa place comme au cinéma.

  • dormoy marielle said:

    Il est bien vrai que tous les artistes ne figurent pas au même titre dans le porte-monnaie des mairies ou organisateurs divers. Une pièce de théâtre se joue: ils sont rétribués pour leur travail et leur déplacement. Un peintre, un sculpteur expose: il se déplace, transporte et installe : tout à ses frais et il doit s’estimer heureux. La mairie de Baillargues (5mn de Montpellier) n’assure même pas les oeuvres du temps des expositions et ce n’est pas la seule! On sait qu’il existe des assurances qui couvrent systématiquement les animations avec publics, moi-même dans mon espace ateliers et cours, je suis couverte pour tout incident, ALORS! Quel vision de nous, enclin à toujours tout nous laisser supporter, rien n’est jamais fait ni proposé pour nous alléger les taches et rien non plus pour sauvegarder nos droits dans le quotidien.
    Nous sommes considérés comme des stars ou des rigolos… QUEL TABLEAU !

  • Lionel Koechlin said:

    Comment corriger l’inculture du public, l’inculture des notables élus, l’inculture des galeristes-affairistes et des conservateurs de musées, l’inculture des traders et des milliardaires, comment corriger l’inculture et le manque de curiosité des hauts-fonctionnaires du Ministère de la Culture ?
    Comment enseigner l’art à l’école ou par l’intermédiaire des medias sans définir des orientations subjectives ou intéressées ?
    Le désordre n’est peut-être pas la pire des solutions…
    Le problème, c’est qu’à l’heure actuelle, un ordre imposé règne. Comment le détruire ? Par le bouche à oreille, par des publications, des manifestations, des lettres ouvertes.
    Peut-être la MDA pourrait-elle attaquer de front et sans prendre de gants les artistes vedettes qui exposent et vendent très cher leurs fonds de poubelle !
    La MDA pourrait peut-être, par ailleurs, mettre sur pied un salon annuel ou des expositions fournies clé en main aux municipalités. Mais cela pose le problème de la sélection…Compliqué ! A suivre…

  • nicole wackenthaler said:

    Bonjour à tous et bonne Année

    Que rajouter de plus à toutes ces commentaires !!! Pour ma part, je viens d’abandonner les expos collectives pour travailler avec des galieristes professionels !! Je sais , j’ai de la chance et çà se passe au mieux , Je partage les réflexions citées plus hautet ajouter ce qui suit :La plupart des salons (même renommés comme à Lyon)et pratiquement toutes les expos collectives des villes et villages organisées par des associations ou même par des mairies !!!! (certaines demandent un droit d’accrochage et prennent en plus un % sur les ventes pouvant aller jusqu’à 15% )(qq une contournent la loi en ouvrant un bureau à l’écart de la salle d’expo pourque les transactions se passent “à l’ombre) sans jamais demander aux exposants une quelconque preuve d’insciption à la MDA ou aux impos !!!! et je peux confirmer que seule,une infime partie des participants ont un n°de MDA !Ces dernières sont elles connues de vous ??? comment le savoir !Etre peintre n’est donc pas considéré comme un métier mais comme un loisir rétribué au NOIR !!!!Souvent fort cher !!!!! Voilà !! Et que faire ?? Il est vrai qu’apres m’être agitée pendant qq temps aupres de ces institutions et de mes collègues ,las,j’ai abandonné !!!Merci à vous de me permettre de m’exprimer , cordialement

  • Monique Ballian dite Noizette said:

    Je vous fais un copié-collé de l’article que j’ai écrit dans mon blog il y a 10 jours, intitulé: Artistes besogneux

    “On me demande souvent pourquoi je n’organise plus de stages. Alors voilà la réponse:

    Ce matin, j’ai reçu une lettre recommandée de la CIPAV – caisse de retraite des professions libérales- me réclamant la somme de 348 €, et me menaçant, faute de règlement sous 30 jours, de recouvrement par voie d’huissier. Je revenais justement de la poste, où je m’étais rendue pour expédier un chèque de 125 € à cette même caisse,concernant une autre période comptable.

    Certes, ces sommes n’ont rien de colossal. Néanmoins les payer me fait vomir. Car ce qui est colossal, c’est l’injustice qui règne dans le monde artistique.

    Savez-vous pourquoi je me suis retrouvée affiliée à la caisse des professions libérales? tout simplement parce que j’ai eu un jour le malheur de déclarer à la Maison des Artistes les maigres bénéfices provenant des stages que j’organisais alors dans mon atelier. En effet, un artiste n’a pas le droit de gagner plus d’argent en faisant des stages qu’en vendant ses oeuvres. Ainsi est faite la loi. Il n’est plus alors considéré comme un “pur et dur”, mais comme un “formateur”, pouark la honte !!!!

    Je ne vais pas m’étaler, mais aller directement à la conclusion: j’ai donc cessé mon activité “honteuse” de “formatrice” et je n’organise plus de stages. Pourquoi continuer une activité si peu lucrative, dont les bénéfices ridicules sont aussitôt reversés à une caisse de retraite impitoyable, activité qui néanmoins nécessite d’avoir un atelier correct, un équipement adéquat, des stocks de fournitures coûteuses -pierre, argile, grillage, limes, ciseaux, rifloirs, colle, etc, sans parler de la comptabilité cauchemardesque !

    Je sais que le monde actuel n’en a plus rien à foutre des artistes besogneux. Le monde a bien d’autres chats à fouetter. Pourtant ces mêmes artistes besogneux il y a bien longtemps on décoré les grottes de Lascaux, qui aujourd’hui remplissent les caisses du Périgord, Terre de l’Homme et du Foie Gras. Certains d’entre eux, ayant vécu dans la misère et le mépris, engraissent maintenant des générations d’héritiers. J’essaie de calmer ma colère en me disant que j’ai encore de la chance, dans ce monde de merde, d’être bien nourrie, au chaud, à l’abri, et en bonne santé. Mais vous ne m’empêcherez pas d’avoir la haine. Laissez-moi au moins ça, puisque je n’ai plus ni atelier, ni stagiaires, ni certitudes. Et bientôt, si le poison du découragement continue à s’infiltrer sournoisement dans mon âme, je n’aurai même plus l’envie de poursuivre la mission qui m’a été assignée par la Mère Nature: accoucher de mes rêves.

    Un galeriste cynique a dit un jour: “un bon artiste est un artiste mort”…………………………………………..

  • anne Kerzeas said:

    Et que penser de l’entêtement à fabriquer des objets quotidiens avec une démarche artistique? l’artisan d’art, pour la plupart, subit les mêmes rapports de force que l’artiste, culturels et économiques ; dommage que la MDA se soit fermée à ce point aux “fabriquants”… A bouder les plus modestes, l’art s’est peut-être pris trop au sérieux? une réflexion commune est-elle possible à ce point d’indignation actuelle?

  • Baviera Henri said:

    Je propose de demander(entre autres choses) aux pouvoirs public d’attribuer aux artistes une reconnaissance dans les classement professionnels qui jusqu’aujourd’hui n’existe que sous le terme (autre) ou (prof. libérale) ou encore rien du tout. Nous n’existons pas dans corpus général des professions. Ou bien peut-être par excès de considération nous classe-t-on parmi les exceptions investis d’une vocation hors du commun ??
    Il semble bien que l’état trouve plus commode de soutenir et reconnaître une minorité d’artistes plutôt que de s’occuper de tous, favoriser la culture et la créativité au sens large.
    Mais c’est à nous de montrer la voie en faisant entendre notre voix.
    Le respect ne se réclame pas, il s’obtient par l’exemple.
    Surtout pas de découragement !!!

  • Juliet Vles said:

    Bonjour Rémy, Natalie & Tous et MERCI de cette offensive pour les artistes en France. Nous avons désespérément besoin de votre aide !

    De ma part, j’aimerais faire ce que je peux pour vous aider, mais je n’ai pas tout à fait compris ce que vous attendez de nous.

    Bien sûr je suis entièrement d’accord avec les propos de votre manifeste et je veux bien le dire, mais est-ce suffisant ?

    Il me paraît que le problème fondamental de presque tous les artistes en France, bien avant des problèmes fiscaux, administratifs et politiques, c’est l’impossibilité d’exposer régulièrement et de pouvoir vivre de (et pour) leur art.

    (En Pays-Bas, un artiste plastique a droit à des subventions d’Euro 1’400 par mois ! Impensable en France, un pays qui se défini par sa culture et son art !)

    De ma part, j’expose et vends presque exclusivement à l’étranger, parce que dans le Gers, où j’habite, il n’y a tout simplement aucune possibilité d’exposition professionnelle, pas plus d’ailleurs que dans l’ensemble des Midi-Pyrénées, complètement pris en otage par les sinistres bouchers des Abatt’arts de Toulouse.

    Ce qu’il nous faut, en premier lieu, ce sont des expositions. Je suis par ailleurs ravie d’apprendre que la MdA est considérée comme la poubelle artistique de la France (svp donnez-nous le nom du critique d’art qui nous a fait cet honneur !), et je propose donc, pour les soixante ans de la MdA, une grande expo collective des « ARTISTES POUBELLES » (et fiers de l’être…).

    Je suis entièrement à votre disposition pour discuter plus loin, avec encore une fois un grand Merci à toute l’équipe de la Maison !

    Une très bonne année à tous et toutes

    Juliet Vles
    Le Bâtiment
    F-32190 St.Paul de Baïse
    +33 / 5 62 68 10 29
    juliet.vles@orange.fr

  • gais dominique said:

    Bonjour à tous,
    Pour rebondir très rapidement aux divers commentaires, je pense qu’il est très délicat de juger de l’œuvre d’un artiste et je sens beaucoup de jugements et cela ne me parait guère utile et peu constructif. Le temps fait son ouvrage.Étant juge et arbitre peut on avec discernement juger du travail de l’autre? L’aimer assurément et le défendre sûrement, mais les querelles de chapelle existeront toujours alors passons.
    En revanche je pense à une idée qui a déjà été évoqué par d’autres mais peu mise en pratique, l’intervention d’artistes au sein des écoles et lycées et universités. Cela aurait pour avantage de mettre en relation les enfants et jeunes adultes avec les artistes contemporains leur rendant plus accessible l’œuvre d’art et la création et leur permettant de l’aborder avec plus de confiance et de compréhension en affinant leur sens critique.
    Cela permettrait aux artistes de sortir de leurs ateliers et lieux d’exposition et de se reconnecter socialement, de tisser des liens, de partager leurs expériences et d’échanger. Et part non négligeable cela diversifierait les revenus sans se déconnecter de sa propre création. Cela aurait un impact fort si cela était généralisé au sein de l’Éducation Nationale et nécessiterait donc de vrais négociations avec les ministres concernés. Voilà pour aujourd’hui.
    Je retourne à mes pinceaux

  • Rauchbach Valérie said:

    Merci Rémy Aron. Je suis d’accord avec Juliet Vles. Que pouvons nous faire? Nous ne sommes pas des intermittents des arts visuels, nous bataillons ferme, les fréquentations des musées augmentent , notre loyer aussi hélas et il est bien difficile à la plupart d’entre nous de continuer à travailler dans des conditions décentes.
    Etant aussi enseignante en “Arts “Plastiques”, (heureusement) dans une école nationale , je suis abasourdie par le peu de regards ouverts des adolescents sur le monde de l’art. Il y a là aussi un réel problème . Montrer ce que nous faisons oui, des lieux, des structures plus faciles d’accès oui bien sur, mais montrer à qui? Où se terrent les futurs acheteurs? où et par qui se forment -ils? Arrêtons de stigmatiser les rares artistes tenus, soutenus par une poignée d’hommes de pouvoir, nous savons tous que nous parlons là de marchés réels ou de dupes , mais quel est d’ailleurs notre critère de jugement?
    Occupons des autres , nous, dans cette période de plus en plus difficile. Monsieur Aron, que faire pour pouvoir continuer à pratiquer ce que nous avons le bonheur de savoir faire? Des ateliers à prix décents? Des expositions à prix décents? Former des enfants , des étudiants dans les écoles , lycées ou universités contre des ateliers à prix très modérés? Et toujours ce terrible critère de jugement…

  • SOLVES HUREL said:

    Etre un artiste, est un état d’être conscientisé, un être qui lève un voile de ce qui se cache au coeur du visible, créer est donc en ce sens un acte poétique.

    Baudelaire dans l’Albatros définit bien la nature de ce géant dont les ailes l’empêchent de marcher. Loin ici de penser que le génie court sous la singularité de chacun des artistes de ce siècle, ni des siècles passés, je parle plutôt d’authenticité face à une planification d’usurpation, de système de plus en plus “nivélateur”, de supercherie soutenue par des pseudo-élites confinés au sein d’un sérail nombriliste qui écrase sans vergogne aucune le regard et la poétique.

    Le courage des artistes à oeuvrer dans une nécessité impérieuse à montrer, à découvrir le réel, est aujourd’hui un apostolat, face à l’intelligentsia Kulturel qui sévit à la manière d’une dictature esthétique tel un exfoliant surpuissant face à d’instants de simple pureté, où la table des traditions du “faire et du métier” au service du visible est mis à bas, voir sans intérêt, où l’âme des choses se consume à l’ombre des “faiseurs de rien”, de montreurs de neurones en fonctionnement.

    L’Art est très précieusement une intemporalité en fragment de matière ou de mots qui transporte au fin fond d’un mystère, tant son créateur que celui qui le regarde, une conjugaison qui réunit l’humanité depuis son aube.
    Depuis les premières pierres levées où s’est établi un lien d’humanité conscientisée de ce qui est en haut interroge ce qui est en bas et inversement.

    De Lespugue en passant par Cimabue le statuaire Khmer, en saluant Rothko et des milliers d’autres cherchants du “visible”, la qualité d’une oeuvre traverse le temps, son intemporalité puise sa force dans la magie à soutenir le mystère du vivant, de la sensation à la mémoire, jouant des formes et du vide au coeur de palpitations universelles émouvantes, loin de toutes prétentions narcissiques.

    Nous assistons aujourd’hui, et ce, depuis une vingtaine d’années à un génocide culturel en règle, et ce en toute impunité, les Frac sont de grands cimetières, où les centaines de millions d’euros dépensées pour l’acquisition de simulacres d’oeuvre n’ont de valeur que dans le choix des “copinages” d’un sérail savamment diasporisé.

    L’artiste d’aujourd’hui meurt, cette agonie est à la mesure de celle de la planète, de l’irresponsabilité face aux catastrophes écologiques, du massacre des dauphins, de l’implantation des O.G.M., des puces sur les bébés, de l’extinction phénoménale du respect vivant. Un immense rouleau compresseur est en marche, nous vivons au sein de l’inadmissible, de l’inacceptable. Il est temps pour les artistes de s’indigner, de quitter leur moi et leur quant à soi.

    Je demande en tant qu’artiste si il reste une bribe de conscience au sein de nos instances culturelles ministérielles et décisionnaires de prêter plus qu’une oreille à ce qui se passe et de mener une action réelle et humaine afin que perdure et soit préservé, ce que l’homme au travers des millénaires a engendré de dialogue extraordinaire et d’universel au sein du cosmos: L’Art et son histoire.

    Jean-Michel SOLVES-HUREL, 16 janvier 2012.

  • SYLVIE BREYSSE said:

    ET BIEN ET BIEN !!! parfois on se lamente, parfois on est content, mais surtout on est déçu !! J’aimerais que l’on nous communique le nom de ce critique d’art qui traite la MDA de poubelle…qui sous entend que les artistes sont des ordures…
    1) affilié ou adhérent à la MDA qu’importe puisque une année on peut cotiser , et l’année d’après on ne peut pas…Mais l’artiste se doit d’être inscrit à la MDA
    2)exiger que les “manifestations culturelles” n’exposent que les artistes “professionnels” et soient obligés de procurer le N° siret de l’artiste. Donc contrôle ogligatoire. Les foires et autres farfouilles doivent être réservées aux desoeuvrés du dimanche qui se prennent pour des artistes !! Et ils se multiplient comme des champignons, les BOBOS… ainsi que les organisateurs de ces foires qui remplissent leurs poches. Le public non averti ne sachant pas faire la différence, il faut appliquer un LABEL ROUGE…
    3) quant à se battre contre cette immense industrie et cet échange d’argent (FIAC FRAC BRIC BRAC CROC !!) organisé et soutenu par nos chers ministres de la culture et de quelques pinault ou autres, ça c’est mission impossible. Le trust artistique est trop bien organisé, on ne peut se battre contre la mafia. On ne peut qu’essayer de sortir la tête de l’eau.
    4 quant au mépris des galeristes convaincus que l’on a besoin d’eux (je l’ai entendu trop trop de fois)…je répondrai que…pas d’artiste pas de galerie…pas de galerie toujours des artistes !!
    CONCLUSION : La fumisterie n’a qu’un temps…j’ose espérer que les consciences vont s’élever… que le public cessera d’acheter des copies chinoises à 40 euro (que les artistes amateurs achètent également pour signer de leur nom…et oui j’ai vu ça aussi !) et tout et tout…Rien ne nous enlèvera cette liberté que l’on paie très cher mais que beaucoup nous envient finalement…La preuve ils veulent faire comme nous !! allez, COURAGE ET DERTERMINATION et Surtout Monsieur ARON n’oubliez pas LE LABEL ROUGE…

  • Artistes, indignez-vous ! | La Maison des Artistes said:

    [...] Le dernier numéro d’Artension (numéro 111 de Janvier-Février 2012) consacre deux pages d’entretien avec Rémy Aron, Président de La Maison des Artistes, à l’occasion des 60 ans du plus grand rassemblement professionnel d’artistes des arts visuels de France et du Manifeste des Arts Visuels. [...]

  • 2012 : La Maison des Artistes a 60 ans ! | La Maison des Artistes said:

    [...] devons tous participer au Manifeste des Artistes que nous allons rédiger et publier à cette occasion. Il attend toutes vos contributions. Deux [...]

  • Peltier said:

    Juste un mot pour témoigner du problème pour vivre de sa peinture…Sorti des B-A de Bruxelles (bien que français) je suis peintre “exclusif” depuis 1982. J’ai eu un agent-marchand de 1989 à 1991 (courtier-chef d’une galerie du Faubourg Saint Honoré, aujourd’hui disparue). J’ai claqué la porte pour deux raisons a) il aurait voulu que je produise 350 tableaux/an (j’en produit 40 !) b) il voulait que je refasse toujours les mêmes tableaux parce qu’ils se vendaient… En partant , je lui ai dit “Je regrette de ne pas être parvenu à vous faire aimer la peinture…” J’ai arrêté les Salons ( Automne, Artistes Français) en 1991 pour cause de foire où l’on ne peut créer une atmosphère globale (il y a tellement de tableaux disparates) et de prix…J’ai eu des galeries autres. Là aussi je suis parti. Je n’en ai plus qu’une (jusqu’à quand ?), parce qu’elle me laisse peindre ce que je veux. Je refuse aussi la fausse côte travaillée avec un commissaire-priseur en salle des ventes… Pas d’enseignement non plus, les structures étant pour moi “à côté de la plaque”. Jamais une subvention, ni un achat officiel (le seul achat officiel s’est fait en Hollande). Peintre, et indépendant, un point c’est tout…
    Alors comment j’ai fait ? 1/ J’ai élargi mon périmètre hors de France, pour trouver un peu d’air et des systèmes moins bloqués (j’ai exposé dans sept pays, vendu dans quinze, parti avec ma voiture (et parfois en y dormant), organisé sur place, discuté, ouvert ma clientèle) 2/ en France, lorsque je vois un lieu touristique, beau ou qui me correspond, je vais à la mairie, je demande à exposer, propose des solutions…Je choisis des lieux chargés d’âme… Essaye de trouver des lieux pas trop “encadrés”…
    Ainsi cette année, j’ai fait trois expos dont une dans un cloître extraordinaire dans une ville classée au Patrimoine mondial de l’humanité… J’ai pu exposer deux mois pleins, à l’invitation du curé du lieu, avec une clientèle internationale (1/4 de l’expo est partie à Taïwan), et un passage à 2 000 personnes/jour !!! Cela demande une infrastructure lourde: mon épouse travaille à temps plein avec moi, et j’ai un apprenti (pas un élève, un apprenti) aussi pour m’aider… Malgré cela il ne reste pas beaucoup d’argent au bout du compte. Juste assez pour vivre en serrant très fort le budget.
    Maintenant je suis bloqué, sans exposé prévues, coincé. Les lieux de l’importance de ce cloître qui pourraient me permettre de continuer à faire le boulot, sont des lieux “réservés” par l’art officiel (Noirlac, Mont Saint-Michel, Bernardins, etc…) où je n’ai strictement aucune chance que l’on m’admette…Et je suis devenu trop cher, même si je fais attention, pour une exposition trop locale, vu les difficultés économiques des uns et des autres. Alors je me tourne vers la transformation de lieu (peinture murale dans les églises etc…)…Et je galère… Depuis trente ans c’est un combat mois après mois. Et depuis 2000 mon épouse ne travaille plus à l’extérieur donc aucune rentrée d’argent autre que mes ventes. Et quatre enfants !
    Une de mes filles termine cette année les B-A de Bruxelles (elle aussi s’est exilée pour se former correctement) et revient dans la région (Aquitaine). Elle a bien du courage de commencer aujourd’hui ! Mais je me réjouis de la voir arriver à mes côtés… A deux nous pourrons nous soutenir, enfoncer le clou un peu plus !!!!
    Tenir, tenir, tenir jusqu’à ce que le système de l’art officiel tombe…Enfoncer le clou par le travail, l’opiniâtreté… Ne jamais se décourager… On va y arriver… En fait, il suffit d’être inconscient.

  • Peltier said:

    Juste un mot pour témoigner du problème pour vivre de sa peinture…Sorti des B-A de Bruxelles (bien que français) je suis peintre “exclusif” depuis 1982. J’ai eu un agent-marchand de 1989 à 1991 (courtier-chef d’une galerie du Faubourg Saint Honoré, aujourd’hui disparue). J’ai claqué la porte pour deux raisons a) il aurait voulu que je produise 350 tableaux/an (j’en produit 40 !) b) il voulait que je refasse toujours les mêmes tableaux parce qu’ils se vendaient… En partant , je lui ai dit “Je regrette de ne pas être parvenu à vous faire aimer la peinture…” J’ai arrêté les Salons ( Automne, Artistes Français) en 1991 pour cause de foire où l’on ne peut créer une atmosphère globale (il y a tellement de tableaux disparates) et de prix…J’ai eu des galeries autres. Là aussi je suis parti. Je n’en ai plus qu’une (jusqu’à quand ?), parce qu’elle me laisse peindre ce que je veux. Je refuse aussi la fausse côte travaillée avec un commissaire-priseur en salle des ventes… Pas d’enseignement non plus, les structures étant pour moi “à côté de la plaque”. Jamais une subvention, ni un achat officiel (le seul achat officiel s’est fait en Hollande). Peintre, et indépendant, un point c’est tout…
    Alors comment j’ai fait ? 1/ J’ai élargi mon périmètre hors de France, pour trouver un peu d’air et des systèmes moins bloqués (j’ai exposé dans sept pays, vendu dans quinze, parti avec ma voiture (et parfois en y dormant), organisé sur place, discuté, ouvert ma clientèle) 2/ en France, lorsque je vois un lieu touristique, beau ou qui me correspond, je vais à la mairie, je demande à exposer, propose des solutions…Je choisis des lieux chargés d’âme… Essaye de trouver des lieux pas trop “encadrés”…
    Ainsi cette année, j’ai fait trois expos dont une dans un cloître extraordinaire dans une ville classée au Patrimoine mondial de l’humanité… J’ai pu exposer deux mois pleins, à l’invitation du curé du lieu, avec une clientèle internationale (1/4 de l’expo est partie à Taïwan), et un passage à 2 000 personnes/jour !!! 3/ J’ai la chance d’avoir fidélisé une clientèle dont certains mes suivent depuis plus de vingt ans… Et ils passent me voir à l’atelier…
    Cela demande une infrastructure lourde: mon épouse travaille à temps plein avec moi, et j’ai un apprenti (pas un élève, un apprenti) aussi pour m’aider… Malgré cela il ne reste pas beaucoup d’argent au bout du compte. Juste assez pour vivre en serrant très fort le budget.
    Maintenant je suis bloqué, sans expositions prévues, coincé. Les lieux de l’importance de ce cloître qui pourraient me permettre de continuer à faire le boulot, sont des lieux “réservés” par l’art officiel (Noirlac, Mont Saint-Michel, Bernardins, etc…) où je n’ai strictement aucune chance que l’on m’admette…Et je suis devenu trop cher, même si je fais attention, pour une exposition trop locale, vu les difficultés économiques des uns et des autres. Alors je me tourne vers la transformation de lieu (peinture murale dans les églises etc…)…Et je galère… Depuis trente ans c’est un combat mois après mois. Et depuis 2000 mon épouse ne travaille plus à l’extérieur donc aucune rentrée d’argent autre que mes ventes. Et quatre enfants !
    Une de mes filles termine cette année les B-A de Bruxelles (elle aussi s’est exilée pour se former correctement) et revient dans la région (Aquitaine). Elle a bien du courage de commencer aujourd’hui ! Mais je me réjouis de la voir arriver à mes côtés… A deux nous pourrons nous soutenir, enfoncer le clou un peu plus !!!!
    Tenir, tenir, tenir jusqu’à ce que le système de l’art officiel tombe…Enfoncer le clou par le travail, l’opiniâtreté… Ne jamais se décourager… On va y arriver… En fait, il suffit d’être inconscient.

  • Xana said:

    Les pieds dans le plat !

    Le scandale du statut actuel de l’artiste
    1- Seulement exister lorsqu’on vend où lorsqu’on achète son statut (cotisations)
    2- être représenté par des artistes non créateurs, des loueurs de cimaise ou des fonctionnaires.
    3- être spolié par des prestataires de service
    4- lorsqu’on est peintre où sculpteur (original), être dans la même case que les « designers », les créateurs de site internet ou de vidéo, les évènementiels et autres n° 000 prototypiques de potentiels produits de consommation.
    5- Courir après les diplômes d’écoles à la mode et les médailles
    6- Faire des baises mains, pour ne pas dire autre chose, aux officiels et à leurs courtisaneries.

    Un manifeste où mieux des états généraux,
    sont illégitimes lorsque
    1- la recherche non « commercialisable » ou irreconnue par le politiquement correct n’est pas prise en compte
    2- les jeunes artistes ou les primo-exposants n’ont pas droit de cité.
    3- l’art est une marchandise

    Quelques suggestions !
    L’aide à la création doit être prioritairement portée vers

    1- des lieux d’expositions gratuits et le droit de présentation
    2- la mise à disposition, au centre des villes, d’ateliers individuels pour les artistes de la main hors marché de l’immobilier.
    3- Le travail de recherche individuel et sa présentation à l’atelier

    Pistes d’organisation !

    Réorganisation et dissociation des différentes activités artistiques pour rendre aux peintres et aux sculpteurs leur visibilité naturelle (polluée par les squatteurs statutaires) et redonner à la création artistique sa vocation pédagogique

    Création de collectifs territoriaux d’artistes et collectionneurs (villages, villes et communautés urbaines, cantons, départements etc) avec représentation tournante non renouvelable ou les élus s’excluent des avantages pendant deux ans après leur mandat d’un an.

    Déplacement des fonds nationaux et régionaux (exemple 50%) généralement attribués au FNAC, FRAC et DRAC vers les collectifs territoriaux sous tutelle des artistes locaux pour la mise en relief de la création territoriale effective.

    La délivrance d’un statut d’artiste par ses pairs et une professionnalisation par la seule activité de création et sa présentation publique hors marché.
    Ce dernier alinéa permettant de nous libérer des pseudos professionnels, des lobbystes de tous poils squatteurs de budgets qui, nous n’en doutons pas, trouverons dans la législation libérale un statut d’entrepreneur à leur juste mesure.

    lecture des témoignages d’artistes http://www.wwpas.org/petition2011post.asp ou de la pétition http://www.wwpas.org/petition2011sign.asp

  • Louise Fritsch said:

    Bonjour,

    Intervention sur quelques commentaires :

    L’activité artistique est un choix et non une contrainte, je ne vois donc pas pourquoi nous nous verrions offrir une rémunération de l’état.
    Aussi, je souhaiterais voir plus de contrôle sur la concurrence déloyale concernant les ventes d’œuvres au black, réalisées sans complexes autant par certains artistes déclarés que par les amateurs.

    PS : Pourriez-vous être brefs et concis s’il vous plaît dans vos débats.
    Merci d’avance.
    Cordialement.

  • RISCH Pierre said:

    La fermeture site Megaupload.com déclenche des représailles du collectif de pirates Anonymous
    Par Par Arthur MACMILLAN | AFP – il y a 2 heures 53 minutes le 20 1 2012

    La justice américaine a ordonné jeudi la fermeture du site Megaupload.com, plateforme emblématique et controversée du téléchargement direct sur internet, accusé de violation des droits d’auteur, s’attirant aussitôt une cyber-attaque des pirates d’Anonymous.

    La fermeture de Megaupload.com a en revanche été saluée par Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat français a souligné “que la lutte contre les sites de téléchargement direct ou de streaming illégaux, qui fondent leur modèle commercial sur le piratage des oeuvres, constitue une impérieuse nécessité pour la préservation de la diversité culturelle et le renouvellement de la création”, selon un communiqué de l’Elysée.
    ———————————————————————
    Chouette! on sait a l’Elysée qu’il existe “une diversité culturelle et
    qu’il faudrait un renouvellement de la création”
    Reste a le faire savoir au ministère de la culture car nous, on ne voit que les mêmes copains achetés et exposés a prix d’or par l’Etat depuis des décennies. Fric Frac & Cie.
    Cordialement
    Pierre Risch

  • Virgil Brill said:

    Chers confrères et consœurs, je vous soumets une suggestion que j’ai par ailleurs proposée à la MDA dans une m@lle dont voici l’essentiel :

    Je n’ai aucune envie de tendre la sébile pour obtenir je ne sais quelle subvention.
    Je propose une mesure simple dans son principe et probablement assez peu coûteuse, pour aider les artistes à vivre dignement de leur travail. Cette idée m’a été inspirée par le fait que je rencontre souvent, lors d’expositions où de salons (en dernier lieu MACParis 2011) des amateurs d’art de la classe moyenne, qui sans être absolument fauchés ne sont pas plus argentés que ça et qui bien que très tentés par une de mes œuvres trouvent la dépense un peu rude pour leur budget…
    Il s’agirait de créer un organisme qui aurait pour fonction de prêter sans intérêts à l’amateur tout ou partie de la somme nécessaire à l’achat d’une œuvre.
    Cela faciliterait souvent le passage à l’acte et permettrait à l’artiste d’avoir une meilleure chance de gagner sa vie par son travail. Sans aller mendigoter ici où là auprès de telle ou telle structure régentée par les redoutables parasites à la fois artistiquement ignares et convaincus de posséder la vérité que sont généralement les médiateurs culturels ou encore auprès de telle ou telle collectivité territoriale qui ne pense la plupart du temps qu’à faire mousser ses élus.
    Cela aurait aussi l’avantage de ne pas favoriser la constitution d’un art officiel au détriment de la diversité des approches et des pratiques : les œuvres bénéficiant de cette mesure ne seraient pas choisies par un clergé d’arbitres des élégances, dont on connaît la suffisance, le snobisme et la nocivité, mais bien par les amateurs eux-mêmes.
    La faisabilité ne devrait guère poser de problème à supposer qu’il y ait une quelconque volonté politique de revigorer la vie artistique dans le domaine des arts visuels.
    C’est bien là que le bât risque de blesser…

    Ah, ne plus jamais voir de près un chargé de mission…

  • Muriel Marhic said:

    Il existe un système au Pays-Bas de prêt à taux zéro pour les oeuvres entre 450 et 7 000€ qui s’appelle le programme “KunstKoop”.
    Une discussion était née sur le forum : http://www.annuairedespeintres.org/forum/detail.php?forumid=4&id=5404&p=1

    A lire pour poursuivre l’idée de Virgil Brill…

  • Xana said:

    réponse à Virgil
    voilà une très bonne idée et sachez que cette banque existe et que les fonds sont à votre disposition.

    En fait, la caisse des dépots et consignation, institution républicaine s’il en est, reçoit à titre provisionnel tous les droits de suite non réclamés par les artistes où ayant droits (voir aussi les caisses de droits d’auteurs)lorsqu’une vente d’oeuvre à été réalisée (commissaires priseurs, galeries etc), ces versements étant obligatoire (sic)!
    Ces fonds qui graissent joyeusement les rouages de la machine financière étatique et ses sbires sont considérés comme non-attributifs s’ils ne sont pas réclamés.
    Sachez que notre cher ministère de la culture à généreusement ouvert une ligne comptable sur les crédits d’aide à la création en soutien à son commerce (50% du droit de suite). Ceci pour aider les marchands à assumer cette si lourde charge, ces malheureux n’ayant pas les moyens d’assumer leurs responsabilités et de tronquer leurs bénéfices.

    Le problème est que “les nouveaux chiens de garde” de la création artistique contemporaine (vous voyez à qui je pense), sont trop occupés à puiser dans cette manne pour prendre le risque de perdre leurs sources de revenus lors des opérations de prestige à rayonnement parisiens ou interstellaire.

    Vous comprenez bien que les artistes sont la dernière roue du carrosse, de vrais empêcheurs de tourner en rond. Aujourd’hui, le train de vie des écoles d’art de prestige, du marché, de nos chers FRAC mérite toute notre compassion, ils sont si important pour notre santé physique et mentale, pour la liberté d’expression!

    Au fait, connaissez vous quelqu’un qui pourrait aider les artistes à travailler, avant de leur demander d’entretenir des machins où seule la marchandise à droit de cité, où on brûle tout pour une médaille.

  • Virgil Brill said:

    Xana

    Merci de votre réponse mais je dois avouer que je n’y ai pas compris grand chose.
    Je suis bien sûr d’accord avec vos doléances donc pour le moment n’en parlons plus entre nous.
    En revanche, je suis preneur d’une explication factuelle et claire (premièrement, deuxièmement etc.) quant aux fonds qui sont “à notre disposition” et dont personne ne semble avoir connaissance et surtout quant au mécanisme qui gouverne l’affaire.

    Cordialement

  • Monique Ballian dite Noizette said:

    De retour dans ma région natale, la Provence (retour heureusement provisoire, car je repars bientôt vers la France Profonde) j’ai envoyé au mois de juin dernier quelques courriers, pour tente de caser mes oeuvres….
    J’ai donc écrit: au Conseil Général du Var, pour leur demander de m’indiquer leurs lieux d’exposition; à l’”adjointe déléguée aux affaires culturelles” de la mairie de SIX FOURS, pour exposer dans leur “centre culturel”. A la mairie de SAINT CYR SUR MER, pour demander à Monsieur le Maire s’il n’avait pas un local communal à me proposer pour y faire mon atelier -parce que je n’avais pas, et je n’ai plus d’atelier depuis 6 mois.

    Aucun d’eux n’a eu la politesse élémentaire de me répondre, est-ce normal ? Est-ce normal qu’un Conseil Général, qu’une adjointe à la Culture, qu’un Maire, méprise à ce point les artistes qui ne sont pas dans les “petits papiers” ? Aussi suis-je ravie de quitter prochainement cette région où je suis née, mais qui n’a de considération que pour l’argent.

    Nota: que pensez-vous faire pour les artiste de province ? tous vos rendez-vous sont à Paris…. toute l’énergie se concentre sur Paris, et nous alors ? où sont nos représentants ? où sont nos lieux de rencontre éventuels ? où, comment se regrouper pour se donner des forces ?

    Cordialement,
    Noizette

  • admin (author) said:

    Réponse à Monique Ballian

    Malheureusement, pour obtenir une réponse de la part d’élus ou d’employés en poste au sein des collectivités territoriales il faut beaucoup de patience et de relances, et pas seulement quand vous êtes artiste !
    Aussi, nous vous invitons à exiger une réponse, quitte à les relancer plusieurs fois.

    Pour ce qui est de l’image “parisianiste” de La Maison des Artistes, elle n’est plus d’actualité depuis bien longtemps !
    Les consultations juridiques et comptables sont dispensées 2 à 3 fois par mois sur place mais aussi par téléphone, le réseau régional d’artistes est actif et efficace et La Maison des Artistes ne s’est jamais autant déplacée en région pour faire de l’information !
    Pour vous regrouper, prenez contact avec le correspondant régional de votre région : ce sont des relais d’information mais également des artistes engagés qui souhaitent dynamiser leur territoire par la valorisation des artistes professionnels de leur région.

    La Maison des Artistes

  • Merle said:

    Bonjour
    Déjà,à propos du débat “affiliation-assujettissement”:cette distinction n’est sans doute pas un point de détail:l’assujettissement permet de déclarer ses revenus artistiques en règle avec le fisc,alors que quand ce statut n’existait pas la seule solution était une inscription directe à l’URSSAF inadaptée à notre profession car exigeant un forfait minimum déjà beaucoup trop élevé(j’en ai fait personnellement l’amère expérience lorsqu’un controleur des impots m’a demandé de justifier d’un statut professionnel au regard des revenus artistiques dérisoires que j’avais déclarés en “revenus annexes” Mon revenu “officiel” était à l’époque saisonnier.L’URSSAF à laquelle j’ai dû m’inscrire rétrospectivement a allègrement dévoré ces revenus artistiques ainsi qu’une bonne partie des autres.)Si l’on peut regretter que les contrôleurs fassent preuve d’un zèle aveugle pour trouver l’argent là où il n’est pas cela prouve au moins qu’aux yeux de cette administration tout revenu annexe ou non doit être assorti d’un statut professionnel correspondant.)Tout cela pour dire que cette opportunité d’assujettissement n’est pas à remettre en question car elle est un marche-pied indispensable pour un artiste désireux de se lancer sans être d’emblée assommé par une tonne de charges.Par ailleurs si tous les vendeurs d’oeuvres artistiques professionnels ou non s’acquitaient de cette obligation la MDA serait mieux portante pour envisager des possibilités de formation professionnelle ,des actions de solidarité,etc.
    Quant à baisser le seuil d’affiliation à zéro on peut toujours demander mais je prévois la réponse.C’est vrai que cela ne résoud pas le problème des artistes non couverts socialement.J’en viens donc à quelques propositions déjà en partie évoquées dans cette tribune:
    I demander l’élargissement du pourcentage des revenus para-artistiques(cours ,stages,interventions)dans le cas de revenus globaux faibles(par exemple en-dessous du SMIC)pour être affilié par la MDA.Les artistes ayant un revenu supérieur retomberaient dans le shéma actuel.
    Règlementer plus légèrement ces revenus para-artistiques(je pense par exemple à l’obligation de donner les cours à domicile,ce qui n’est pas toujours possible)
    II La déficalisation semble effectivement judicieuse à condition de bien étudier le plafond de manière à ne pas encourager les ventes à prix pharamineux.
    III Je trouve l’idée du label pour les salons très bonne mais on pourrait l’élargir aux galeries qui respectent ou non la profession
    IV L’idée d’un certificat pour être suivie devrait s’accompagner d’une sorte de garantie(à l’exemple des garanties décennales du bâtiment)
    V Le prêt à taux zéro me semble un peu complexe à mettre en oeuvre mais si l’exemple est donné par d’autres pays pourquoi pas
    VI concernant la concurence déloyale il me semble qu’une circulaire avait déjà été adressée aux mairies mais apparemment sans effet.Dans ce cas peut-êtrefaudrait-il ajouter à ce courrier les risques encourus en cas de non-respect.Et si ceux-ci n’existent pas encourager le vote d’une loi à ce sujet.Ce courrier serait à adresser à tout diffuseur d’art public ou privé.
    VII Enfin les tarifs de location des lieux publics parfois extravagants devraient faire systématiquement l’objet d’une réduction pour toute manifestation culturelle, qui apporte une animation et des retombées commerciales diverses.Au lieu de quoi en plus de cette animation certaines municipalités en profitent pour faire des bénéfices inconsidérés.
    J’ai été bien long et je remercie les lecteurs de leur attention.

  • Nikki said:

    4 petites remarques
    -Les artistes affiliés ou assujettis à la Maison des Artistes n’ont toujours pas de statut social mais en ce qui concerne les affiliés lorsqu’ils sont au chômage d’un emploi à temps partiel jamais très bien payé et uniquement alimentaire cela va de soi, pour continuer à créer, et qu’ils arrivent à vendre une œuvre pour un prix modique, Pôle Emploi va déduire le montant de cette œuvre, déclarée aux impôts, du petit montant qu’ils touchent dès l’instant où on leur signale ou alors que les impôts le leur signale si on ne leur a pas dit, soit si on a fraudé ! Ce qui est arrivé à une amie.
    Or n’ayant pas de statut social, comment cela se fait-il que Pôle Emploi puisse déduire le montant de ces œuvres vendues sans considération aucune des dépenses liées au travail de l’artiste, soit essentiel pour sa création, que sont les fournitures d’art de plus en plus chères ou encore les expositions que nous devons toujours payer, soit les grands salons qui pour une œuvre vous demande aussi des prix assez important alors qu’autrefois, non seulement c’était moins cher et ils duraient une semaine à 9 jours alors que nous devons nous contenter de 5 jours pour le même prix. Je n’ai jamais entendu personne se plaindre de ce phénomène, après tout les artistes n’ont qu’à payer ! Ne pourrait-on pas envisager qu’il y est un plafond annuel à ne pas dépasser pour qu’on ne nous enlève pas le fruit de notre travail d’artiste et qui serait en accord avec le ministère de la Culture.
    -Pourquoi laisser faire ceux qui vivent sur le dos des artistes en les exploitant tels les lieux d’exposition qui ne sont pas des galeries mais se prétendent en être en vivant presque uniquement des paiements pour les locations par les artistes mais n’essaient en aucun cas de vendre le travail, comme c’était le cas des vraies galeries. Ce n’est pas 1500 euros pour un mois, comme quelqu’un le mentionne, mais c’est ce même prix minimum pour un stand extérieur au marché d’art contemporain de Bastille ou d’ailleurs, puisque ce salon s’est décliné en nombreux autres salons à Paris, Ile de France ou province… pour seulement 5 jours !
    -Ne pourrait-on par ailleurs envisager un lieu où les artistes inscrits à la Maison des Artistes pourraient exposer moyennant quelques frais supplémentaires pour soutenir ce lieu – subventionné par l’état – afin de pouvoir montrer notre travail. En fait lorsque vous parler d’un centre d’information aux artistes CIMA, ne pourrait-on pas en faire également un lieu d’expositions à raison d’une œuvre par artiste suivant un calendrier qui pourrait changer toutes les semaines par exemple, ce qui donnerait également plus d’impact au lieu pour que les artistes s’inscrivent à la Maison des Artistes? Il existe à Paris des lieux très grands et inoccupés pendant des années, soit qu’ils appartiennent à des institutions publiques…à piocher!

    De plus je suis pour la défiscalisation aux particuliers jusqu’à un certain plafond annuel, comme quelqu’un l’a mentionné.

    Très bonne année à tous (même si je suis en retard d’un jour) et vive la création!

  • thomas b said:

    Bonjour , je suis inscrit a la maison des artistes , mais je me demande bien quel en est l intérêt !?
    cotiser pour qui, pour quoi ?

    L’ important est que chacun puisse acceder à la création et puisse exposer si cela en est son désir . L’ important est que l’ art trouve sa place dans la société , que toutes les formes d’ expressions et paradigmes artistiques puissent s ‘épanouir, pour faire sens au travers de la société .

  • Marie -R said:

    Bonjour à tous ,pour répondre à Thomas ,l’intérêt d’être inscrit à la MDA ,c’est de bénéficier d’une couverture sociale si votre activité principale est artisique et si vous pouvez en vivre ,en ce qui me concerne j’ai été affiliée pendant des années et aujourd’hui je suis assujettie ayant de maigres revenus mais je peux encore bénéficer d’une couverture sociale ,par contre par le passé la MDA refusa beaucoup d’entre nous certains ont traversé le tps sans jamais être inscrit nulle part !!!d’autres ont jonglé avec l’urssaf et d’autres exposent dans des musées nationaux et internationaux sans être inscrit à la MDA car autrefois elle les a laissés de côté ,que vont-ils devenir?merci de m’avoir lu.Marie-r

  • Patoise said:

    Bonjour,
    Je ne reviendrai pas sur l’utilité de s’inscrire à la MDA. Je préfère indiquer les remarques qui me viennent à l’esprit :
    - les arts dits visuels ne sont pas reconnus en France
    - les institutions tuent l’art car canalisent trop les énergies en fonction d’une mode désincarnée
    - un artiste qui ne serait pas né dans la soie aurait beaucoup de mal à développer sa création
    - devoir travailler pour gagner sa vie pour créer me semble une bonne façon de tuer l’art visuel.
    - il faut sortir des carcans, ouvrir des salles d’expo gratuites, inciter à l’achat, aider le mécénat pour notamment les artistes débutants ou n’ayant pas la fibre commerciale
    - pourquoi pas créer une chaîne tv dédiée à toutes les formes de l’art visuel, pédagogique, montrant toutes les expos même les plus petites et modestes, remettant les artistes visuels et plastiques sur le devant de la scène

  • admin (author) said:

    Réponse à Thomas b

    Pour faire suite à la réponse de Marie-R, La Maison des Artistes existe en premier lieu pour pouvoir exercer légalement l’activité d’artiste-auteur professionnel (administrativement, cela veut dire qui a droit de vendre ses créations).
    La différence entre un artiste qui expose sans vendre (amateur) et un artiste identifié à La Maison des Artistes est la même qu’entre une personne bénévole dans une association et un salarié ! Si le bénévole est rémunéré, il doit être déclaré comme salarié pour être en règle.
    Si cela va de soi pour les salariés, pourquoi par pour les artistes ? Cela sous-entendrait qu’être artiste n’est pas un métier reconnu ?

    Ainsi, être identifié à La Maison des Artistes, c’est se déclarer comme un professionnel qui souhaite vivre tant qu’il le peut de son art, et, au-delà, c’est appartenir au plus grand lieu de représentation professionnelle des arts visuels en France.

    La Maison des Artistes.

  • Xana said:

    Alors toujours congelé ……… le manifeste pour les arts visuels!

    Le statut administratif de l’artiste est une guenille et une jambe de bois pour la création s’il est une fin en soi, de fait la charrue avant les bœufs.
    L’absurde est à son comble lorsque seuls les « bourgeois », les inconscients et ceux qui préfèrent paraître y ont accès. Et oui, pour pouvoir cotiser, il faut un carnet d’adresse, vendre, avoir une maison (adresse) et un compte en banque.
    Pour faire vivre la création artistique, si cela ne tient qu’à ça, l’état des lieus des propres sur soi et des politiquement corrects excluent de fait toute la force vive des artistes créateurs pour donner aux seuls en coure une légitimité bâtie sur l’exclusion.
    Foutaise et hypocrisie, ce combat d’arrière garde qui prime le paraître à la réalité. Les artistes des arts visuels ne deviennent par un tel statut que des affairistes, des collecteurs d’impôts ou des entrepreneurs postindustriels.
    Saisissons nous. La MDA si elle peut trouver légitimité dans son action de régulation administrative, ne peut en aucun cas être la voix des artistes sans intégrer un soutien concret à la création et la spécifité de nos métiers.
    De vouloir à tout prix être le seul représentant des artistes, nous nous retrouvons dans un cloaque ou toutes les voix deviennent inaudibles, ou la MDA perd tous ses sculpteurs et ses artistes peintres qui se refusent à abandonner la recherche.

    En espérant que ces quelques mots vont réveiller les consciences et le débat, je vous salue cordialement

  • artiste.gass said:

    On se demande où l’on va aujourd’hui,je trouve l’art en pleine décadance,on ce demande s’il faut créer avec son coeur où avec ses tripes et pius si l’on essaie de s’en sortir après une longue maladie
    pour arriver à exister il n’est possible d’avoir aucune aide d’aucune sorte,quand ontravail avec son coeur et que l’on tente malgrés tout de faire quelque chose,quand on est considéré comme handicapé on doit le resteret se contenter de la maigre pension qu’on nous alloueou sinon onredevient un personne ordinaire et l’on perd tous ces¨
    compensations¨de handicape.Alors que doit-on faire? Rester dans son lit à dormir,son prétexte qu’on est plus bon à rien?J’ai longuement espéré que non mais je finit par croire que c’est le contraire
    Onse dépense sans compter mais quand on ne vens rien àt-on le droit dedéduire de ces revenu tout l’argent qu’on dépense pour acheter sonmatériel et toutes les inscription aux salons auquels on participe?Qui mpourrait répondre à ma question?Les temps sont de plus en plus difficiles.merci

  • christabel said:

    Bonjour,
    Si nous voulons un réel statut ,je pense que la conversation converge vers

    1. Un Label MDA pour expos, Foires, Galerie, association d’artistes (qui exposent), les villes (si elles suivent en n’acceptant que des déclarés MDA ou spécifiant bien artistes amateurs sans possibilité de vente avec la loi fiscale sur l’affiche, pour ne pas cautionner le black)
    Dans ce label, les responsables s’obligent à demander le numéros de MDA et siret, qu’ils donneront à la MDA avant l’exposition.
    des artistes MDA feront leur feed back de l’expo

    2. une demande d’une case artiste dans les professions INSEE….. Pour déjà qu’on existe.Je crois que c’est même crucial.

    Apres on pourra partir dans des considérations sur notre rôle d’artiste dans la société.Par exemple faire 1 h par semaine, une interventions dans des écoles, collèges,lycée,Musée… avec le public. Ce rôle serait payé et il permettrait de se recultiver notre France, qui pour les étrangers restent une façade culturelle(malheureusement fausse avec des habitants incultes).De plus nous ne serions pas des mendiants mais simplement des intervenants (et croyez moi les lieux publics sont tres demandeurs).
    Notre rôle est de provoquer de l’émotion, et apres de la reflexion, en tout cas si on veut bêtement voir l’avenir, pourquoi l’étranger viendrait en France voir des musées, si ceux ci s’expatrient et qu’il n’y a pas de renouvellement de cette émotion. Le tourisme à besoin de nous, l’éducation à besoin de nous, le public a besoin de nous, et du coup l’état aussi, on a besoin de nous seulement si nous sommes une valeur marchande, arretons de se voiler la face.A mes clients je dis qu’il ne donnerait pas gratuitement 1 mois de salaire, et bien notre travail il faut en être fier, et si il faut le quantifier et bien pourquoi pas. Et effectivement notre problème est ceux qui en amateur et sont pret à vendre 100€ non déclarée une sculpture d’un mois de travail parce qu’ils ont un boulot qui les fait vivre , de plus ils ouvrent un marché de loueurs de cimaises, de salon d’art commerciaux, où vous payez 2000€ pour mettre 8 pièces, ou un stand…Oui sans les amateurs/payeurs toutes ces fameuses foires et loueurs de cimaises n’existeraient pas.Le public s’y retrouverait. Là il y a un problème de concurrence déloyale. Nous avons des lois ,à nous de les faire savoir .Les artistes doivent se mobiliser. Nous ne pouvons être les payeurs, Est ce que le salarié paye pour travailler? Car c’est exactement ce qui est en train de se passer.Nous devons payer pour travailler!!!L’amateur/payeur en plus de nous faire disparaitre , invente de nouveaux métiers (loueur de cimaises, foires….), mais il ne le sait pas.
    C’est notre rôle qui est à définir clairement et pas des querelles de clochers, nous sommes tres différents les uns des autres et heureusement sinon où serait la création. La différence est notre force mais dans un combat pour notre profession ,elle nous abime.L’artiste est un indépendant par nature mais même un mâle solitaire est obligé de s’interresser au troupeau une fois l’an. Alors SVP il faut aider la MDA à avancer.En tout cas je suis très contente de ce manifeste un grand merci .

  • Muriel Marhic said:

    A christabel

    Juste une précision : nous avons une case INSEE bien à nous :

    http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=nomenclatures/pcs2003/n4_354a.htm

    Une autre idée qui me passe par la tête : pour nous distinguer des amateurs, pourquoi ne pas mettre systématiquement nos nr MDA et SIRET, sur nos sites, cartes de visite, plaquettes et même articles de journaux.

    Il faut habituer le public à distinguer l’amateur (parfois très bon) de l’artiste professionnel qui est en règle. Et l’amener ainsi à comprendre qu’il est complice d’un travail au noir lorsqu’il achète à un amateur.

    Un peu comme l’idée du Label MDA, ce serait notre label “en règle”.

  • pat le rouge said:

    Bonsoir,
    Bah !!! y’a quelque chose qui cloche dans le royaume !!!
    Les artistes français inscrits et cotisants, travaillant essentiellement pour une clientèles française, payant leurs impôt en France, se voient congédiés de la MDA parce qu’ils partent vivre une expérience en Europe ou dans un autre pays du globe en indiquant de bonne foie et simplement, qu’ils aimeraient recevoir le courrier (MDA) directement a cette “voyageuse” adresse !!!???
    Je ne vous parle même pas du double impôt que vous payez quand en cours d’année vous avez décidé de suivre vos chemins de traverses ou simplement vivre de votre passion …

    – Vous prenez un peu de Zola, de Kafka, de Miller, de Sartre, de Breton, vous pimentez le cocktail par quelques insanités dues à vos cogitations personnelles … (*) et vous servez le tout … ICI !
    bonne continuation
    pat
    (*) La Bataille 1948. Michel Audiard

  • admin (author) said:

    Réponse à Pat le rouge

    Bonjour,

    Tant que vous résidez plus de 6 mois de l’année en France et que vous continuez à payer vos impôts en France, vous relevez du régime social français et donc, vous n’êtes pas radié de La Maison des Artistes.
    Par ailleurs, dans les pays européens, des accords se sont mis en place pour que vous puissiez continuer à bénéficier de votre couverture sociale pendant votre séjour en Europe.
    Nous vous invitons à contacter nos services administratifs de sécurité sociale pour en savoir plus : contact@secu-mda.org.

    La Maison des Artistes

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