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La Maison des Artistes
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Revue de presse
Nos Arts Magazine numéro 5 Version imprimable Suggérer par mail
12-01-2010
Un article paru dans Nos Arts Magazine numéro 5 offre un récapitulatif de l'histoire, de la mission et des activités de La Maison des Artistes. 

Lire l'article dans Nos Arts Magazine numéro 5

 
Discours de clôture pour les 50 ans du Miinistère de la Culture et de la Communication Version imprimable Suggérer par mail
27-10-2009

Discours prononcé le 15 octobre 2009, par Elie BARNAVI, Président du Musée de l’Europe,

à l’occasion de la clôture du colloque pour le Cinquantenaire du Ministère de la Culture et de la Communication.

 

 

Nous voici parvenus au terme de ce colloque - trois jours d'échanges intenses, passionnants, éclairants, peut-être même, qui sait, utiles.

 

Il m'appartient de le concture. N'étant specialiste de rien de ce qui en fit la substance, simple consommateur de culture, comme on dit de nos jours, n' étant par ailleurs pas francais, ni même europeen, vous voyez que je suis particulierement bien qualifié pour me livrer à cet exercice.

 

J'ai donc fait ce que font tous les cancres à l'examen de philo au baccalaureat : je me suis

rabattu sur le sujet général, que de surcroît j'ai défini moi-même - sans savoir du reste ou il me mènerait : « Bon goût, goût du jour et diversité culturelle ». Ce n’est pas un mauvais thème : que ce soit en cuisine, dans la manière de se vêtir ou dans les arts, rien de plus francais que la notion de goût.

 

Je suis parti de Voltaire, l'auteur de l'article « Goût » dans l'Encyclopedie. Voltaire est le doctrinaire du « bon goût », sentiment immédiat, « des beautés et des défauts dans tous les arts », qu'il définit comme « un discernement prompt, comme celui de la langue et du palais, et qui prévient comme lui la réflexion ; il est, comme lui, sensible et voluptueux à l'égard du bon ; il rejette, comme lui, le mauvais avec soulevement... »

 

On le voit bien, le goût n'a rien de relatif, sinon dans le domaine du sensuel, « de la répugnance qu'on a pour une certaine nourriture, de la préference qu'on donne à une autre : on n’en dispute point, parce qu'on en peut corriger un défaut d'organes. »

 

Il en va de même pour des choses sans importance, qui sont affaire de modes, passagères par définition - les étoffes, les parures, les équipages, bref, dans tout ce qui ne releve pas des beaux-arts. Car le bon goût West pas le goût du jour. Celui-là obéit à des préceptes indiscutables, objectifs et intemporels, celui-ci est, dit-il, « la fantaisie plutôt que le goût, qui produit tant de modes nouvelles. »

 

Mais « il n’en est pas de même dans les arts : comme ils ont des beautés réelles, il y a un bon goût qui les discerne, et un mauvais goût qui les ignore ; et on corrige souvent un défaut d'esprit qui donne un goût de travers. »

 

Evidemment, il existe aussi des « âmes froides, des esprits faux, qu'on ne peut ni chauffer ni redresser : c'est avec eux qu'il ne faut point disputer des goûts, parce qu'ils n’en ont point. » Le goût est donc une entité parfaitement, presque scientifiquement définie. Jamais on n'a vu un chef d'oeuvre dans une « statue informe, un mauvais tableau ou les figures sont estropiées », jamais on n'a consideré comme un « beau monument d'architecture » une « maison chétive et sans aucune proportion. » Ainsi, malgré les différences d'opinions, de moeurs et d'usages qu'on observe parmi les hommes, il y a bien « un bon et un mauvais goût. »

 

Mais comment sait-on ce qui relève du premier et ce qui n’en relève point ? Il existe pour cela un guide infaillible : la nature, la bonne et belle nature : « Le meilleur goût en tout genre est d'imiter la nature avec le plus de fidélité", de force et de grace. »

Rien d'arbitraire à cela, puisque la grace « consiste à donner aux objets qu'on represente de la vie et de la douceur. Entre deux hommes dont l'un sera grossier, l'autre délicat, on convient assez que l'un a plus de goût que l'autre. >>

 

Pourvu ainsi d'un bon guide, le goût a des modèles : il « se forme insensiblement dans une nation qui n’en avait pas, parce qu'on y prend peu a peu l'esprit des bons artistes. On

s'accoutume à voir des tableaux avec les yeux de le Brun, du Poussin, de Le Sueur. On entend la déclamation notée des scènes de Quinault, avec l’oreille de Lully ; et les airs et les synphonies, avec celle de Rameau. On lit les livres avec l’esprit des bons auteurs. »

 

 

Il y a donc un progrès dans le goût, car il y a un progrès dans les arts – comme dans les sciences et les techniques. C’est peut-être l’affirmation la plus bizarre de Voltaire. Mais peut-être faut-il comprendre le progrès non comme un dépassement dans la beauté, la qualité intrasèque des œuvres – il m’est difficile de croire que Voltaire ait sérieusement pensé que la musique de Rameau fût plus belle que celle de Lully simplement parce que du  temps s’est écoulé entre les deux -, mais comme une amélioration du goût public. Car le goût, cela s’apprend : Lucius fut chéri des Romains avant qu’Horace l’eût fait oublier ; Régnier fut goûté des Français avant que Boileau parût ; et si des auteurs anciens, qui bronchent à chaque pas, ont pourtant conservé leur grande réputation, c’est qu’il n’ont point trouvé d’écrivain pu et châtié chez ces nations qui leur ait distillé les yeux, comme il s’est trouvé un Horace chez les Romains, un Boileau chez les Français. »

 

Il faut laisser faire le temps, « le temps et l’exemple [qui] instruisent une nation qui pèche par le goût ». Aussi bien, « comme un artiste forme peu a peu son goût, une nation forme aussi le sien. Elle croupit des siècles entiers dans la barbarie ; ensuite il s'élève une faible aurore ; enfin le grand jour paraît... » On songe au « retour des musées » de Boccace, ou encore à la célèbre lettre de Gargantua à Pantagruel sur la renaissance des arts et des Lettres.

 

Bien sûr, il existe encore de vastes contrées où « le goût n’est jamais parvenu », soit parce qu'il n'y a point de société, soit parce qu'elle y est insuffisamment développée, soit encore parce l'interdit religieux condamne les beaux-arts. Quelle qu'en soit la raison, le résultat est le même : « Quand plusieurs beaux-arts manquent, les autres ont rarement de quoi se soutenir, parce que tous se tiennent par la main et dépendent les uns des autres. C'est une des raisons pourquoi les Asiatiques n’ont jamais eu d'ouvrages bien faits presque en aucun genre, et que le goût n'a été le partage que de quelques peuples d'Europe. »

Passons...

 

Cependant, même parmi ces derniers, tous ne sont pas logés à la même enseigne. Surtout, le progres n’est pas assuré une fois pour toutes. Le goût se perd. Après la timide aurore qui suit les siecles obscurs de la barbarie, après le plein épanouissement du grand jour, le crépuscule guette, le « long et triste crepuscule ».

 

Le goût de la nouveauté à tout prix éloigne l'artiste de la bonne nature, et le troupeau suit, jusqu'a l'égarement. Parfois le déclin est irrémédiable, voyez les Grecs, voire les Italiens. Parfois, l'espoir est permis : « C'est ainsi que les Espagnols commencent a réformer leur théatre, et que les Allemands essayent d'en former un. »

 

Enfin, si le bon goût est affaire de connaisseurs et le mauvais du vulgaire, et si les premiers sont nécéssairement peu nombreux par rapport à la tourbe du second, ce n’est pas nécessairement un effet de classe - du moins pas au sens où nous serions tentés de le comprendre. La dichotomie éclairante pour Voltaire est plutôt celle qui oppose Paris et la province : « Il faut la capitale d'un grand royaume pour y établir la demeure du goût », dit-il. C'est un raisonnement de Francais, bien sûr, qui ne veut rien dire pour les Italiens ou les Allemands. En France, il constate que la province est un désert culturel, ou nul ne lit, nul ne s'encombre de livres, les élites ecclésiastiques et administratives du coin pas plus que le bas peuple : «  Dans les capitales des provinces, dans celles mêmes qui ont des académies, que le goût est rare ! >>, soupire-t-i l. Bref, « on n’est pas plus avancé qu'au XIIe siecle ».

 

Il reste donc Paris, la capitale du royaume - et du bon goût. Mais it ne faut pas se leurrer, même a Paris, le bon goût est l'apanage, dit-il, « du très petit nombre » - soit moins de trois mille âmes sur une population de plus de 600 000, voilà le Tout Paris - et « toute la populace en est exclue ». La seule ville populace des « mécaniques », comme on disait a l'époque ? Non. Car le bon goût est tout aussi absent dans ce qu'il appelle les « familles bourgeoises », « où l'on est continuellement occupé du soin de sa fortune, des détails domestiques, et d'une grossière oisiveté, amusée par une partie de jeu. Toutes les places qui tiennent à la judicature, à la finance, au commerce, ferment la porte aux beaux-arts ».

 

C'est injuste, évidemment, et parfaitement faux, surtout à l’époque de Voltaire. Mais retenons ce mepris de la bourgeoisie, entendue ici dans son acception, rare au XVIIIe siècle, de classe sociale aux contours bien définis plutôt que d'un statut juridique, et frappée d'un mépris qui a de beaux jours devant lui. Que Voltaire soit lui-même issu de la bourgeoisie, et pas de la plus reluisante, ne change rien a l'affaire ; depuis lors et jusqu'a nos jours, c'est au sein de la bourgeoisie que la haine et le mépris de la bourgeoisie ont été surtout brûlants.

 

On aurait cependant tort de croire que Voltaire se réjouit de cet état des arts et du bon goût. Il le constate, voilà tout : il faut toujours une élite culturelle « pour mener la foule ». Il importe qu'elle fasse masse critique, comme c'est le cas à Paris, et alors elle a une chance d'éduquer ladite foule. Car, et je trouve cette phrase extraordinaire, « C'est la honte de l'esprit humain que le goût, pour l'ordinaire, ne s'introduise que chez l'oisiveté opulente ». Réactionnaire, Voltaire ? Deux siècles plus tard, qu'a dit d'autre Matraux lorsqu'il a fondé le ministère de la Culture ?

 

 

*


Antoine Compagnon nous l'a rappelé dans sa leçon inaugurale, le rôle qu'il assignait à son ministère relevait de cette conception du bon goût héritée de Voltaire : des oeuvres majeures, impérissables, classiques donc, qui forment un corpus culturel obligatoire qui le définit ; une mince élite de connaisseurs qui en est le dépositaire ; un Etat mécène chargé de le protéger et de le propager.

 

C'était un combat perdu d'avance. Au moment où il fonde le ministère de la Culture, tous les éléments du bon goût identifies par Voltaire étaient déjà mal en point. Les romantiques avaient déjà donné l'assaut : « Le beau est toujours bizarre, écrit Baudelaire dans un texte de 1855. Je ne veux pas dire qu'il soit volontairement, froidement bizarre, car dans ce cas, il serait un monstre sorti des rails de la vie. Je dis qu'il contient toujours un peu de bizarrerie, de bizarrerie naïve, non voulue, inconsciente, et que c'est cette bizarrerie qui le fait être particulierement Beau. C'est son immatriculation, sa caractéristique. Renversez la proposition, et tachez de concevoir un beau banal ! »

 

Mais enfin, si le fond etait neuf, la forme restait classique, et le bon goût pouvait y retrouver ses petits. Il s'est effondré depuis. Il n'y a plus de guide, plus de modèles, la notion même de beau est devenue indéchiffrable, et nul ne reconnaît a quiconque l'autorité du connaisseur. L'art lui­ même s'est immolé sur l'autel de sa propre quête de sens, de sa volonté orgueilleuse de n'exister que par et pour lui-même - ne parle-t-on pas de « non-art » ? Marcel Duchamp, pour ne nommer que lui, est passé par là, avec ses ready-made : sa roue de bicyclette, son porte-bouteille acheté au BHV, et, objet d'art emblématique entre tous, son célèbre urinoir, dans lequel on aurait tort de ne voir qu'un simple pied de nez au bon goût – la proclamation, plutôt, de son trépas. N'a-t-il pas declaré que « le grand ennemi de l’art, c'est le bon goût » ?

Au milieu des annees 90, Yasmina Reza a fait rire le monde entier avec sa pièce Art, où trois amis se déchiraient à propos d'un tableau acheté par l'un d'entre eux – « une toile d'environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc. Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserés blancs transversaux. » Mais quatre décennies auparavant, Yves Klein procédait au « vernissage » des murs nus d'une galerie parisienne. A l'epoque, la presse s'indignait encore devant une sculpture de Cesar représentant des voitures concassées au salon de mai 1960. Aujourd'hui, elle s'en garderait bien.

 

En effet, sous cet assaut generalisé, les défenses des « consommateurs » se sont emoussées, leur capacité d'indignation s'est affaissée. En l'absence de critères, comment juger de ce qui est de l'art, de ce qui n’en est pas ? L'imitation de la nature offrait au moins au béotien un point d'ancrage. Peut-titre s'extasiait-il de la même manière devant une croûte et un tableau de maître, mais enfin, il pouvait y lire quelque chose. Comment saurait-il distinguer le génie d'un Pollock du barbouillage d'un imitateur ?

 

Et qui oserait encore évoquer le bon goût, ou le manque de goût, à propos de telle ou telle « installation » artistique ? Dans Sex and The City, un quidam perdu dans une galerie s'extasie devant un extincteur, qu'il prend pour une œuvre d'art. On aurait tort de s'en gausser. J'ai vu un jour au MOMA un tas de pommes dans un coin de salle - j'ai soigneusement noté le nom de l'installation et de l'artiste, mais j'ai malheureusement égaré cette note. Tout comme j'ai perdu celle où j'ai consigné des années plus tard celui du vidéaste qui, à la galerie Tate, à Londres, s' est filmé lui -même en slip, en train de se donner de grands coups de poing au visage, jusqu'au sang. J'ai tendu l'oreille pour saisir les commentaires qui fusaient du groupe de jeunes gens qui admiraient l'oeuvre sous la houlette d'un guide. Interesting, amazing et powerful étaient les plus fréquents. On ne dira jamais assez la puissance d'influence des snobs. Sans eux, pas de marché d'art, ni de simulacre d'art.

 

Dans le passage de la culture entendue comme l'ensemble des oeuvres de l'esprit qui fonde une civilisation à la culture comme ensemble de pratiques sociales, de la « culture cultivée », dans les mots d'Antoine Compagnon, à la culture comme champ d'investigation de l'ethnologue, de la « démocratisation de la culture », autrement dit de la culture pour tous, au sens de l'idéal éclairé d'émancipation des hommes par les oeuvres capitales (je cite toujours Compagnon) à la « démocratie culturelle », c'est-à-dire à la culture par tous, au sens du développement des pratiques culturelles minoritaires, de l'otium studiosum aux loisirs culturels, la notion même de culture s'est dilatée jusqu'à tout englober et tout niveler. Tout va, puisque « tout est culturel ».

 

Pis, sous les assauts des sciences humaines, la culture « cultivee » s'est trouvée entachée du reproche d'élitisme et réduite à une stratégie de reproduction des hiérarchies sociales. Cependant que ce que mon ami André Versaille appelle joliment « l'OPA hostile du structuralisme sur les arts et les lettres » ensevelissait le plaisir sous des couches épaisses de sa cuistrerie hypercritique.

Ah ! la French theory, idotatrée sur les campus americains ! Il faut lire ce roman de David Lodge, où le professeur de littérature d'une université prestigieuse de la côte Est vient en régaler ses collegues d'une modeste red brick university anglaise. « Il sait même ça », se disent­-ils en bavant d'admiration, le « ça » recouvrant le haut savoir vaguement mysterieux cultivé outre­ Manche, dont ils devinent sans rien y comprendre les prodigieuses richesses. Du coup, ils offrent à leur savant confrère étranger la direction de leur departement...

 

Transposée dans le domaine des arts, la grande peur des bien-pensants s'est traduite par l'angoisse de rater la modernité et une course éperdue après ses moindres manifestations, réelles ou supposées. Aussi bien, il ne s'agit plus, comme le voulait Rousseau dans l'article « Art » qu'il a donné à l'Encyclopedie - et Malraux après lui - de faire pénétrer les beaux-arts, censés « accroître et assurer le bonheur des hommes, jusqu'a l'humble cabane du moindre des citoyens ». Il s'agit de tout autre chose, puisque la culture est tout autre chose. « Dans sa version anthropologique - je cite Maryvonne de Saint­ Pulgent dans un article récent -, celle qui comptabilise dans les mêmes statistiques rassurantes de 'pratiques culturelles' la fréquentation des théâtres et des galeries d'avant-garde, les défilés de rollers, la célébration d'Halloween, l'amour des vieilles pierres et celui des rave-parties, la culture est sans conteste un des marqueurs identitaires auxquels il est désormais demandé à la puissance publique de reconnaître une égale dignité et de faire une égale publicité, et au sein desquels il lui est interdit de discriminer... » Et c'est ainsi que la diversité culturelle n’est plus un fait objectif, une évidence de bon sens ; c'est désormais un idéal, inscrit dans les traites internationaux.

 

Dans un tel paysage culturel, chacun bricole comme il peut ses propres critères. Je vous livre les miens, pas bien originaux : l'intelligence et l' émotion. Parfois, cela va ensemble, parfois non.

Mais il faut que l'une d'elles y trouve son compte. Que je passe une heure a déchiffrer le polyptique de l'Adoration de l'Agneau mystique des frères van Eyck à la cathedrale Saint-Bavon de Gand, que j'écoute un oratorio de Bach, que je lise Vie et destin de Vassili Grossman ou que je vole la Règle du jeu de Renoir, je sais que c'est du grand art parce que ces oeuvres m'apprennent quelque chose sur le monde que j'habite ou qu'elles me nouent la gorge, ou les deux. Comme vous le voyez, je joue sur du velours : le goût du jour valide le bon goût, puisque ces oeuvres ont recu l'onction du temps qui passe - sont devenues des classiques. C'est d'ailleurs le cadet de mes soucis : j'en fait mon miel, et cela me suffit.

Mais, preuve de ma grande indépendance d'esprit et de mon audace intellectuelle, j'applique les mêmes critères aux oeuvres contemporaines. Pour ce qui me concerne, cela fonctionne très bien.

 

 

Evidemment, le ministère de la Culture ne saurait s'en tirer à si bon compte. Que l'effondrement des critères du « bon goût » et le bouleversement de la notion de culture compliquent grandement sa tache, c'est l'évidence. Qu'il ne lui appartienne pas de dire le « bon goût » en est une autre. Mais cela ne le libère pas de l'obligation de déterminer une politique. Le voudrait-il, que le poids de « l'Etat culturel », héritier d'une tradition qui remonte à la monarchie, et les attentes des acteurs culturels comme de l'ensemble de ses citoyens, ne le lui permettraient point.

 

Je n'entrerai pas ici dans des considérations budgétaires, ou de la répartition des compétences, toujours conflictuelles, entre différents ministères. Je me contenterai de constater que l'Etat francais dépense beaucoup d'argent pour la culture, considérablement plus que n'importe quelle autre grande démocratie, alors même que toutes les études statistiques, francaises et étrangères, dessinent une carte du monde où les positions francaises sont partout en recul. « Pouvez-vous nommer un seul artiste francais encore en vie qui ait une importance mondiale ? », demandait en une le magazine americain Time du 26 novembre 2007. La charge est brutale et assurément injuste, mais...

 

Je laisserai de côté également la problematique du recul de l' Etat-nation en général et de l'Etat­ nation francais en particulier, coincé qu'il est entre des entités plus grandes que lui - l'Europe, le monde - et plus petites - la region, la ville, la communauté. Tout cela est connu et a été dit ici même mieux que je ne saurais le dire. Je me contenterai de dégager trois directions d'action qui me paraissent à la fois indispensables et urgentes. A la fin de sa lecon, Antoine Compagnon se demandait pourquoi, après tout, ne pas apprendre à vivre avec les anbiguïtés qui tirent a hue et a dia faction culturelle de l' Etat. Pourquoi les trancher, après tout ? Pourquoi, au contraire, je cite, ne pas « les maintenir tant qu'on le pourra : le musée imaginaire et l'education artistique, le patrimoine culturel national et la vie culturelle primaire, le développement de l'offre culturelle et l'élargissement de la demande culturelle, le dirigisme et le libéralisme, la culture du resultat et la culture pour la culture. »

 

Je suis moins qualifié que lui pour en juger. Mais je pense que l'anbiguïté n’est jamais un gage de bonne politique. Peut-être est-ce une affaire de tempérament, peut-être l'effet d'autres anbiguïtés, mortifères celles-la, à l'oeuvre sous d'autres cieux.

 

Toujours est-il que j'ai toujours pensé que la politique consistait précisément à trancher, et je ne vois pas pourquoi la politique culturelle devrait-elle échapper au sort de la politique tout court. Qu'on me comprenne bien, ce n’est pas de l'ambiguïté de l'oeuvre elle-même qu'il s'agit, celle-là est inhérente à la création artistique. C'est de l'ambiguïté de l'action de l'Etat, qui se situe tout entière, qui doit se situer tout entière dans le champ du politique.

 

Je pense donc que la mission que Malraux assignait à son ministère garde toute sa pertinence, du moins dans deux des trois objectifs qu'il lui fixait. Car, à la lumière de ce que je disais tantôt, j'avoue mon embarras quant au troisieme, à savoir l'aide à la création contemporaine. C'est, sans doute, nécessaire. Encore faut-it savoir ce qui mérite d'être soutenu, ce pour quoi une bureaucratie, aussi brillante, devouée et avertie soit-elle, est fort mat armée. A courir après les modes artistiques, elle s'essouffle, son budget aussi.

 

Mais il me semble évident que l'Etat doit rester le gardien sourcilleux du patrimoine culturel de la nation, autrement dit de la mémoire des Français (je ne pas dis de leur histoire, que Pierre Nora et ses amis du Comité la Liberte pour I'histoire se rassurent...). Là encore, dans le champ vaste et en perpetuelle expansion du patrimoine, il y a, à n'en pas douter, des choix à opérer, nous en avons amplement parlé ici. Cependant, la mémoire risque bien, comme l'écrit Regis Debray, de « devenir une faculté coûteuse ». En effet, si « l’industrie est un accélérateur d'obsolescence et la culture une sauvegarde de permanence », si « l'industrie détruit ce que la culture doit stocker » la question qui se pose dès lors est, dans ses mots : « Comment donner longevité à l’éphémère ? »

 

Et il me semble évident qu'il lui incombe l'éducation à cette culture-là, qu'il lui appartient, dans les mots du fondateur, « de rendre accessibles les oeuvres capitales de l' humanité, et d'abord de la France, au plus grand nombre possible de Français ». Etre capable de comprendre le thème d'un tableau dans un musée, d'une fresque dans une église, de lire l'architecture d'une cathédrale, de sentir la différence entre la musique de Bach et celle de Stravinsky, même si on ne peut les identifier... est-ce vraiment un objectif inatteignable ? Et pourquoi serait réactionnaire celui qui voudrait en faire bénéficier les gamins de banlieue, et progressiste celui qui entend les enfermer dans leur ghetto ? Pourquoi, au fait, l'ambition pédagogique de Malraux serait-elle obsolète ? Parce qu'elle a debouché sur un échec ? Mais de l'échec d'une politique, il ne ressort pas nécessairement que cette politique était fausse en son principe. Est-ce si difficile de comprendre qu'on va aisément de Bach au jazz, au rock et au rap, mais qu'il est pratiquement impossible de parcourir le chemin en sens inverse ?

Il y a plus. Non seulement est-ce cette culture, aussi vieillotte qu'elle paraisse aux esprits hâtifs, qui définit une manière francaise d'être au monde, mais la cohésion nationale en dépend. J'ai dit ailleurs tout le mal que je pensais de l'idéologie multiculturaliste, la meilleure recette possible pour briser une nation en une collection de communautés qui s'ignorent lorsqu'elles ne se détestent pas, pour interdire, faute de langage commun, toute possibilité de communication, et produire inexorablement de la violence. Voyez l'évolution des Pays-Bas, naguère la société la plus tolerante d'Occident...

 

L'autre tâche qu'il incombe à l'Etat est de défendre le patrimoine francais à l'exterieur. Je sais bien que ce n’est pas la responsabilité du ministère de la Culture, mais les étrangers se soucient comme d'une guigne du partage des responsabilités à Paris. L'article de Maryvonne de Saint-Pulgent que je citais tantôt est intitulé « La France, puissance culturelle ? » Vue de l'étranger, elle l'est, indubitablement, l'article même du Time magazine en témoigne à sa manière. Elle n’est même que cela, hélas, mais c'est un autre débat...

 

Défendre le patrimoine francais à l'étranger, c'est d'abord défendre la langue francaise – non par un combat donquichottesque, perdu d' avance, contre l'anglais : le rayonnement et la préeminence d'une langue sont l'effet de la puissance de la patrie de ses locuteurs.

Ce n’est pas grâce à l'Angleterre que le monde parle anglais, mais grâce aux Etats-Unis, tout comme aux XVIIe et XVIIIe siècles les élites européennes ne s'exprimaient pas en francais à cause des cantons francophones de Suisse ou des Pays-Bas méridionaux. On peut se consoler en se disant que les Anglais paient cher l'hégémonie de leur langue, puisque le globish qu'on ânonne un peu partout en est une pauvre caricature. Toujours est-il que, lorsque j'ai obtenu mon permis de conduire, puis mon premier passeport, ces deux documents étaient redigés en francais, en sus de l'hébreu ; ils le sont maintenant en anglais.

 

Mais ce n’est pas une raison pour lever les bras. Le francais reste une grande langue de culture, en même temps que l'idiome dans lequel communiquent près de 200 millions de locuteurs à travers le monde, répartis en une trentaine d'Etats sur les cinq continents. Oui, il faut défendre la place du francais dans le monde – pas en pourchassant systématiquement les anglicismes qui se glissent dans la langue, il y en a d'utiles ; ni en légiférant (je me souviens d'une conversation passionnante à ce sujet avec mon ami Jacques Toubon, dans un hotel de Jérusalem, au moment où it préparait la loi qui porte son nom). Mais par une approche volontariste, concertée et vigoureuse de l'enseignement du francais. Cela marche, j'en suis une preuve vivante.

 

Enfin, défendre le patrimoine francais a l'étranger, c'est défendre les oeuvres majeures de ce patrimoine, sans complexe ni arrière­-pensée. Je ne pense pas une seconde que défendre ce patrimoine-la soit percu à l'étranger comme une entreprise arrogante, voir post­-coloniale. Tout dépend dans quel esprit on le présente. Et puis, quand bien même c'était le cas sur tel campus, dans tel groupuscule idéologique, quelle importance ? Le devoir de l’Etat francais, c'est de montrer la France dans ce qu'elle a de singulier, dans ce qu'elle peut offrir aux autres de singulier. Croyez-moi, on se fiche pas mal à l'étranger de tel rappeur ou de tel groupe de rock francais, ils ont aussi bien chez eux. Racine n'existe qu'ici.

 

Je n'oublierai jamais le choc que j'ai ressenti, adolescent, lorsque j'ai vu Robert Hirsch bondir sur la scène du Palais de la Culture de Tel-Aviv. Il était Néron, dans Britannicus mis en scène par Michel Vitold, je crois. Le temps d'une soiree inoubliable, dans les yeux d'un adolescent ébloui, il etait bien plus que Néron ; it etait la France.

 

 

 

 

Elie BARNAVI

 
Newsletter MDA Aout 2009 Version imprimable Suggérer par mail
10-08-2009
Sommaire
ACTUALITES MDA
ASSEMBLEE Générale de l’association La Maison des Artistes le 7 novembre 2009
RESPECT des règles sociales et fiscales
PROPOSITIONS d’expositions – Prévention et vigilance
INTERVENTIONS de La Maison des Artistes
REAMENAGEMENT du siège social de La Maison des Artistes
HORAIRES d’été


INTERNATIONAL
ASSOCIATION INTERNATIONALE DES ARTS PLASTIQUES : Comité Exécutif en Chine
PUBLICATION du Livre Blanc de la Convention européenne des Arts Visuels en août

INFOS PROS
AIDES et encouragements de l’Académie des Beaux-Arts
ASSURANCES

REVUE DE PRESSE
 
Actualité MDA
ASSEMBLEE Générale de l’association La Maison des Artistes le 7 novembre 2009

La prochaine assemblée générale, portant sur l’exercice 2008, aura lieu le samedi 7 novembre 2009 à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, à Paris.

Début octobre, les adhérents de l’association recevront les documents de consultation et de vote pour s’exprimer sur l’activité de l’association La Maison des Artistes en 2008.


RESPECT des règles sociales et fiscales

La Maison des Artistes poursuit ses actions pour le respect des règles sociales et fiscales inhérentes à nos métiers. Travail illégal, complicité de travail dissimulé, dès qu’elle en est informée ou qu’elle le constate, La Maison des Artistes intervient en rappelant ces règles à ses principaux interlocuteurs (les artistes, les institutions et les structures privées).

INTERVENTIONS de La Maison des Artistes

De plus en plus d’organismes professionnels ou socio-professionnels répartis sur l’ensemble du territoire contactent la structure associative de La Maison des Artistes pour effectuer des interventions sur site ou sur rendez-vous afin de dispenser une information complète et ciblée sur le rôle et le fonctionnement de La Maison des Artistes mais aussi sur tous les aspects de l’activité professionnelles des artistes.
Dans la mesure du possible La Maison des Artistes essaie de répondre favorablement à ces demandes afin de dispenser une information avisée et d’éviter les incompréhensions, les erreurs d’interprétation dans notre fonctionnement associatif, administratif et fiscal.

PROPOSITIONS d’expositions – Prévention et vigilance


La Maison des Artistes reste vigilante quant aux propositions d‘expositions dont vous pouvez faire l’objet. La Maison des Artistes est par ailleurs, de plus en plus sollicitée par des structures organisatrices d’événements ou d’expositions. Après étude de leurs offres et de la fiabilité des organisateurs, La Maison des Artistes les insert dans la rubrique Appel à candidatures.

Il se peut cependant que La Maison des Artistes soit abusée par un organisateur peu scrupuleux. Si vous en êtes victime, n’hésitez pas à nous le faire savoir : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir – 01 42 25 06 53.

REAMENAGEMENT du siège social de La Maison des Artistes


Nous aurons désormais le plaisir de vous accueillir dans nos nouveaux bureaux, accessibles par le 9 rue Berryer – 75008 PARIS, au 2e étage.

Pour nous joindre :

mail : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

tel : 01 42 25 06 53 et fax : 01 42 25 10 93

adresse postale : 11 rue Berryer – 75008 PARIS

Les coordonnées de nos services administratifs de sécurité sociale avenue de Flandre restent inchangées.

HORAIRES d’été


Le siège social de La Maison des Artistes demeure ouvert pendant l’été, aux horaires d’ouverture habituels : du mardi au vendredi, de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h30
International
ASSOCIATION INTERNATIONALE DES ARTS PLASTIQUES : Comité Exécutif en Chine

En tant que Trésorier International de l’AIAP, Rémy Aron s’est rendu à Pékin début juillet pour assister au Comité Exécutif de cette ONG basée à l’Unesco, qui vise à stimuler la coopération culturelle internationale entre les artistes de tous les pays. A Pékin, il a également rencontré l’attaché culturel de l’ambassade de France.

Il a poursuivit son voyage par un séjour à Nankin, où il a été invité à présenter La Maison des Artistes et le statut social des artistes des arts visuels par les autorités de la province du Jiangsu, dont Nankin est la préfecture de région, et les représentants des grandes associations d’artistes de la province et de la ville. L’accueil a été très chaleureux et a ouvert des perspectives de partenariats.

Puis il est intervenu sur les enseignements artistiques à Canton lors du Forum China Europa où il a rencontré les autorités culturelles françaises et chinoises ainsi que des artistes.

Enfin, son séjour s’est terminé à Shanghai où il a s’est entretenu avec l’attaché culturel du Consulat général de France pour évoquer, entres autres, le Pavillon français de l’Exposition Universelle de 2010 et une visibilité éventuelle de La Maison des Artistes.

PUBLICATION du Livre Blanc de la Convention européenne des Arts Visuels en août


Issu de la Convention européenne des artistes des arts visuels qui s’est tenue en décembre dernier au Centre Pompidou, le Livre Blanc sera publié mi-août.

Lire la préface de Frédéric Mittérand, Ministre de la Culture et de la Communication en cliquant ici : http://conventioneuropeennedesartsvisuels.eu/europe/preface/preface-de-frederic-mitterandpreface-by-frederic-mitterand-328

Comment vous procurer le Livre blanc de la Convention européenne des arts visuels ?

- Téléchargez la version intégrale du Livre Blanc sur :

www.conventioneuropeennedesartsvisuels.eu/europe

- Adressez-nous une simple demande d’envoi du Livre Blanc ou en vous rendant directement sur ce lien : http://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=cjZLMWNxaHpWZTZHdDJIUWtpNUVkZlE6MA

 

Vous recevrez gratuitement le Livre Blanc sous 1 mois environ.
Infos Pros
AIDES et encouragements de l’Académie des Beaux-Arts

Un partenariat entre l’Académie des beaux arts et la Maison des Artistes s’est engagé pour aider les artistes en difficultés à l’initiative de Monsieur Arnaud d’Hauterives, secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts et de Monsieur Rémy Aron, Président de La Maison des Artistes.

Pour la Commission Aides et Encouragements de juillet, La Maison des Artistes a transmit les dossiers d’artistes identifiés à La Maison des Artistes ayant fait part de grandes difficultés financières et matérielles et qui souhaitaient solliciter une participation de cette Commission.

La prochaine Commission aura lieu en novembre. Pour présenter votre dossier, merci de l’adresser à :

La Maison des Artistes – Aides et Encouragements – 11 rue Berryer – 75008 PARIS

ASSURANCES


Toutes les informations sur les assurances sur www.lamaisondesartistes.fr

Ateliers-logements, transports, expositions :

Faute de souscripteur, la police d’assurance globale atelier-logement proposée par GMC Services et vous permettant de garantir votre atelier-logement sous un seul contrat, n’a pu être reconduite.

Cependant, l’assureur GMC Services – Groupe Henner propose aux artistes professionnels les polices d’assurances suivantes :

-          Assurance en Responsabilité Civile (pour des dommages causés à des tiers) ;

-          Assurance transport et exposition (pour garantir vos œuvres d’éventuels dommages) ;

-          Assurance habitation ;

-          Assurance atelier (pour garantir votre lieu d’activité professionnelle) ;

Renseignements : GMC Services - Amélie DUPOUY – 10 rue Henner – 75459 PARIS Cedex 9
Tel : 01 53 25 23 55 – Fax : 01 40 82 42 98 – Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Complémentaire santé


Rappel : Vauban Humanis propose une mutuelle dédiée aux artistes de La Maison des Artistes. Plus de renseignements sur : https://espace-clients.vaubanhumanis.com/sitededie/index.do ou en téléphonant au 03 20 10 14 24.
Revue de presse
Rémy Aron intervient dans le premier numéro de juillet de la revue Moneyweek/La Vie Financière sur le marché de l’art et sa redynamisation, notamment par un mécanisme de défiscalisation à l’achat d’œuvres d’art par les particuliers. La Maison des Artistes travaille depuis 2006 sur ce sujet qui reste un de ses chantiers principaux.

Lire l’article.
 
Rémy Aron dans Moneyweek/La Vie Financière Version imprimable Suggérer par mail
03-08-2009
Rémy Aron intervient dans le premier numéro de juillet de la revue Moneyweek/La Vie Financière sur le marché de l’art et sa redynamisation, notamment par un mécanisme de défiscalisation à l’achat d’œuvres d’art par les particuliers. La Maison des Artistes travaille depuis 2006 sur ce sujet qui reste un de ses chantiers principaux.

Lire l’article.
 
La nuit des musées le 16 mai 2009 Version imprimable Suggérer par mail
08-04-2009

La nuit européenne des musées

Samedi 16 mai 2009

Entrée gratuite.

Voir le site de la nuit des musées

 

 
Art contemporain et protection juridique Une interview de l’avocat Didier Bernheim Version imprimable Suggérer par mail
03-04-2009
Didier Bernheim, avocat spécialiste dans le domaine des arts graphiques et plastiques présente, dans cette interview, la définition juridique d’une œuvre d’art, en droit français : précisions juridiques sur l’art contemporain dans les méandres du droit d’auteur.
Ecouter l’interview de Didier Bernheim
 
Résultat de la Convention européenne des Arts Visuels Version imprimable Suggérer par mail
16-03-2009

En attendant la publication du Livre Blanc, la revue Univers des Arts consacre un article à la Convention européenne des Arts Visuels, qui s’est tenue à Paris les 15 et 16 décembre 2008, au Centre Pompidou, réunissant 23 pays européens et les représentants des grandes régions culturelles du monde.

Lire l’article

Et toujours l’actualité des artistes d’Europe sur www.conventioneuropeennedesartsvisuels.eu

 

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Le dernier Art Officiel du XXe siècle Version imprimable Suggérer par mail
12-03-2009

« LE DERNIER ART OFFICIEL DU XXe SIECLE »

Aude de Kerros, essayiste et graveur, publie dans la revue Artension de Mars-Avril 2009 un article permettant de comprendre la genèse et de développement de l’Art Officiel.

Vous pouvez accéder à cet article en cliquant ci-dessous :
Le dernier art officiel, par Aude de Kerros

 
Dossier "Comment changer le système ?" Version imprimable Suggérer par mail
12-03-2009

« COMMENT CHANGER LE SYSTEME ? »

Dans son numéro de Mars-Avril 2009, ARTENSION consacre un dossier sur le thème « Comment changer le système ? » et propose les entretiens de Nathalie Heinich, sociologue et directrice de recherche au CNRS et de Claude Mollard, Conseiller à la Cour des Comptes et acteur lors de la création des FRAC, de la DAP et du CNAP.

Ces entretiens sont disponibles en cliquant ci-dessous :

Entretien avec Nathalie Heinich

Entretien avec Claude Mollard

 

 
Le répertoire des artistes contemporains
Visitez le répertoire des artistes en art contemporain.
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